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Véhicule autonome: qui est prêt à lâcher le volant ?

L'intérieur du concept de véhicule autonome de Mercedes F015 en mode "salon".

L'intérieur du concept de véhicule autonome de Mercedes F015 en mode "salon". - Mercedes

Une étude réalisée auprès de 12.000 clients américains de grandes marques place les propriétaires de Mercedes et d’Infiniti en tête des personnes très intéressées par les futurs véhicules autonomes. A l’inverse, ceux qui roulent en Porsche ou BMW se montrent moins partants.

Avec les premiers taxis sans chauffeur en circulation à Singapour et les ambitions affichées d’un certain Uber, le véhicule autonome est revenu sur le devant de la scène cet été. Présentant des avantages indéniables en termes de sécurité ou d’optimisation de la circulation par exemple, sa prise de pouvoir sur la route apparaît désormais inéluctable. Ce n’est plus une question de savoir si cette révolution aura lieu mais plutôt quand, avec des prévisions tournant autour de 2035 pour les premiers modèles réellement sans volant ni pédale.

Et en attendant ce grand bouleversement dans l’habitacle, quels sont les conducteurs les plus prêts à lâcher le volant ? C’est ce qu’a cherché à savoir le cabinet MaritzCX, qui a interrogé plus de 12.000 propriétaires américains de véhicules dans une étude reprise par Bloomberg.

Un quart des clients Mercedes et Infiniti "très intéressés"

Avec environ 27% de clients "très intéressés", Mercedes et la marque premium de Nissan, Infiniti, sont celles qui réunissent le plus d’adeptes des futurs véhicules autonomes. La proportion est un peu moindre chez les généralistes comme Ford, Chevrolet, Honda et Ford avec des résultats compris entre 20 et 22%.

Du côté des réfractaires, on retrouve notamment les clients américains de BMW : si 16% se disent très intéressés, ils sont 56% à se dire "pas du tout intéressés". Des pourcentages proches de ceux récoltés auprès des possesseurs de Porsche, avec 57% qui rejettent le véhicule autonome mais tout de même 22% prêts à s’y installer. Sans surprise, les propriétaires de Jepp ou de pick-up de la marque RAM se montrent les moins attirés par les véhicules autonomes.

Des craintes sur les futurs véhicules autonomes

Avec la crainte d’une technologie qui doit encore faire ses preuves, 48% des sondés se disent dans l’ensemble pas intéressés par cette technologie d’assistance à la conduite ultime. Même chez les deux marques qui comptent le plus de futurs adeptes, Mercedes et Infiniti, la proportion de réfractaires dépasse celle de curieux. Parmi les principales craintes, l’enquête cite notamment le risque d’un problème technique ou d’un bug mais aussi celui d’une prise de contrôle par un hacker, de la responsabilité légale en cas d’accident et le fait que ces véhicules devront circuler au milieu des cyclistes et des piétons.

Les Français majoritairement tentés par l'expérience

52% des Américains se disaient prêts à monter dans un véhicule autonome s’il était disponible sur le marché aujourd’hui, dans une étude publiée en 2015 par le Boston Consulting Group. Les Français étaient 60%, devant les Britanniques (50%), les Allemands (44%), et les Japonais (36%), mais loin derrière les Chinois (75%) et les Indiens (85%).

Julien Bonnet