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Voies sur berges à Paris: le préfet de police entérine la piétonnisation

Ce 28 juin, la préfecture de police de Paris a entériné la piétonnisation des berges rive droite.

Ce 28 juin, la préfecture de police de Paris a entériné la piétonnisation des berges rive droite. - AFP

Huit mois après la fermeture à la circulation des voies sur berges rive droite à Paris, le préfet de police a validé le rapport du comité de suivi. La circulation s'est certes dégradée, mais conformément aux prévisions de l'étude d'impact fournies par la Mairie de Paris.

Les voies sur berges rive droite resteront bien piétonnes. La préfecture de police a en effet rendu ce mercredi son rapport sur la fermeture à la circulation des 3,3 kilomètres de voies situées sur les quais bas, rive droite à Paris. Après six mois d’observation, et cinq réunions du comité de suivi, les conclusions sont simples: les conséquences de la fermeture des voies sont conformes aux anticipations de l’étude d’impact. Ni plus, ni moins.

La circulation s’est bien dégradée

La préfecture de police constate que la circulation s’est bien dégradée sur les axes de report, essentiellement sur les quais hauts rive droite, mais aussi sur le boulevard Saint-Germain, et jusque sur l’A86 dans une moindre mesure.

"L’évolution observée ne s’écarte cependant pas des prévisions de l’étude d’impact. Il n’a, par ailleurs, pas été constaté de dégradation des conditions d’intervention des services de secours et de police", peut-on lire dans le rapport de la préfecture de police.

Au bout de huit mois d’observations, le trafic a légèrement augmenté sur l’A86 sud, à la limite de la petite couronne, mais a surtout bondi au centre de Paris. Sur les quais hauts, par exemple, le trafic a augmenté de 72% entre 8 et 9 heures, avec 933 véhicules de plus qui empruntent cet axe.

Moins de 2 minutes de temps de parcours supplémentaire

Le temps de parcours a aussi augmenté, mais moins que ne l’envisageait l’étude d’impact. Avant la fermeture, pour parcourir les quais hauts, les automobilistes mettaient en moyenne 13,1 minutes, ils mettent désormais 14,8 minutes. L’étude d’impact, elle, envisageait 17 minutes de temps de parcours. Le temps de trajet en transports en commun n’a pas non plus été rallongé.

Moins de pollution, mais plus de bruit

L’autre préoccupation du comité de suivi de la préfecture était la pollution. Et malgré une hausse du nombre de véhicules, elle a baissé aussi bien sur les quais bas, où il n’y a plus de circulation, que sur les quais hauts, avec quelques points noirs cependant, notamment au niveau du quai Henri IV. La préfecture demande donc de suivre son évolution, comme celle du bruit.

Les nuisances sonores ont en effet augmenté, surtout la nuit, en particulier à cause des klaxons.

"Une augmentation des nuisances sonores dues à la fermeture des voies sur berges et à l’augmentation de la circulation qui en découle sur les quais hauts est observée", souligne le rapport. "Les bâtiments situés sur les quais hauts rive droite, entre le Louvre et la Place du Châtelet, au niveau du quai de l’Hôtel de Ville et au niveau du quai Henri IV, sont les plus concernés".

Le préfet de police compte cependant poursuivre son observation du dispositif pour au maximum deux ans, avec un comité technique de suivi, qu’il co-présidera avec la maire de Paris Anne Hidalgo.

Pauline Ducamp