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Stationnement: des automobilistes handicapés verbalisés à tort à Paris

Des automobilistes handicapés dénoncent le manque de formation des agents chargés de verbaliser le stationnement à Paris, après avoir écopé d'amendes à tort.

A Paris, les personnes à mobilité réduite titulaire de la "Carte Mobilité Inclusion" n'ont normalement pas à payer leur stationnement. Pourtant, ce titre équipé d'un flash-code mis en évidence sur le pare-brise de sa voiture n'a pas empêché Stéphane Jah d'être régulièrement verbalisé. 

"Je vois parfois les agents travailler sur la voie publique et verbaliser sans même regarder les pare-brise, alors que c'est visible. Je leur pose la question et ils me disent 'je ne suis pas formé pour ces cartes là'", explique cet automobiliste.

Une vingtaine de PV cumulés

En tout, il cumule une vingtaine de FPS, les nouveaux PV, dont deux seulement ont été annulés pour l'instant. Les procédures sont toujours en cours pour les autres amendes.

"Mais ça prend du temps. Il faut scanner tous les documents, les rassembler, mettre un numéro de FPS de façon à bien suivre le dossier. C'est compliqué", constate Stéphane Jah qui s'agace de devoir entamer des démarches alors qu'il n'aurait pas dû être verbalisé en premier lieu. 

Formations insuffisantes? 

Le cas de Stéphane Jah n'est pas isolé. Ce conducteur, comme les associations réclament en urgence une meilleure formation des employés de Streeteo et Moovia, les deux prestataires de la mairie.

"On en a marre et puis là il est temps de faire quelque chose auprès des administrations concernées pour que les deux sociétés puissent être informées et qu'ils soient informés", demande Joël Nekkab de l'association des Paralysés de France.

D'après la mairie de Paris, ces formations seraient déjà en cours et devraient être renforcées dans les prochaines semaines. Ces verbalisations non justifiées viennent s'ajouter à plusieurs affaires qui ont touché Streeteo, épinglé pour avoir effectué de faux contrôles et avoir envoyé des agents non assermentés dresser des PV. Deux employés de cette société, conducteurs de voiture flasheuses avaient aussi été contrôlés positifs au cannabis

C. B avec Barthélémy Bolo, William Helle