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Smart: l'étonnante saga de la plus française des voitures allemandes

La maison-mère Daimler et le Chinois Geely ont annoncé cette semaine que Smart produira ses voitures en Chine, un peu plus de vingt ans après le début de la fabrication de la petite voiture biplace en Moselle.

Après plus de deux décennies en terre mosellane, à Hambach, Smart part pour la Chine. Depuis 1998, 2,2 millions de Smart sont pourtant sorties du site français. Mais cette semaine, le groupe allemand Daimler a annoncé la session de 50% des parts de la petite voiture à Geely, son premier actionnaire. Le constructeur chinois, déjà propriétaire de Volvo, participera au développement de la prochaine génération de Smart, 100% électrique, et connectées.

La "Bonsaï-Benz", surnom affectueux donné en Allemagne à la Smart, avait été imaginée en 1994 par Nicolas Hayek, président des montres suisses Swatch, et l’Allemand Daimler, propriétaire de la marque Mercedes-Benz. SMART signifie Swatch Mercedes Art (car), une dimension artistique que la marque a toujours cultivé cette image arty, avec de nombreux concepts et concours de décoration de ses voitures.

Une petite puce de 2,70 mètres de long

Smart a surtout inventé une nouvelle manière de se déplacer en ville. Avec seulement 2,50 mètres de long pour la première génération, 2,70 pour l’actuelle, la Smart se faufile partout en ville. Elle n’avait pourtant pas la côte lors de son lancement, notamment au sein du management de Daimler. Et les chiffres de vente n’ont pas forcément aidé. L’objectif des 200.000 voitures chaque année n’a jamais été atteint. La meilleure année de vente reste 2004, avec 150.000 Smart écoulées dans le monde. Dès 2020, Daimler avait prévu de ne plus la proposer qu’en électrique. La prochaine génération sortira en 2022.

Pauline Ducamp, avec Léa Fernandes