BFM Auto

Prime à la conversion: ce qui va changer en 2019

Ce matin sur RTL, le Premier ministre a annoncé que la prime à la conversion passerait à 4000 euros pour les Français les plus modestes. Le gouvernement veut distribuer un million de primes sur le quinquennat.

Succès depuis son lancement en janvier, la prime à la conversion voit son dispositif élargi en 2019. Ce mercredi, sur RTL, le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé une augmentation du coût de la prime, qui passe à 4000 euros pour les 20% de ménages les plus modestes. Edouard Philippe compte également distribuer plus de primes que prévu: un million sur tout le quinquennat, contre seulement 500.000 primes annoncées au départ par l’ancien ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot.

Une 'super-prime' à la conversion de 4000 euros

"Pour les 20% de Français les plus modestes, nous allons créer une ‘super-prime’ à 4000 euros pour les véhicules d’occasion", a confirmé Edouard Philippe. Ce qui revient à doubler le montant de la prime à la conversion. Depuis le mois de janvier, la prime permettait de financer l’achat d’une voiture neuve ou d’occasion, à hauteur de 1000 euros pour les foyers imposables, et 2000 euros pour les foyers non imposables.

Seront également concernées par cette "super-prime" les personnes non imposables salariées qui parcourent au moins 60 km aller-retour pour se rendre à leur travail ou qui sont travailleurs indépendants. Matignon estime que 100.000 automobilistes pourraient en bénéficier.

Quels véhicules sont concernés?

Selon les propos du Premier ministre, la ‘superprime’ vise surtout l’achat de véhicules d’occasion. Depuis la mise en place de la prime à la conversion, 60% des voitures achetées grâce à ce dispositif sont des voitures d’occasion, selon des chiffres publiés la semaine dernière par Le Monde. C’est ce qui explique le succès du dispositif, car il a permis à un plus grand nombre de Français d’y avoir accès. 47% des voitures achetées grâce à la prime sont des diesel depuis janvier, 46% des essence.

"Prenons un exemple d’un Français qui a acheté dans les années 2000 une Peugeot 206 diesel, qui consomme 6 litres aux 100. Avec la superprime que nous créons, il pourra acheter un véhicule y compris d’occasion plus récent qui lui permettra de passer à une consommation peut-être de 5 litres aux 100. Une C3 essence d’occasion, vous pouvez l’acheter à 5000, 5500 euros. Le reste à charge pour le Français sera de 1000 à 1500 euros, qui consommera nettement moins c’est une économie de 200 euros par an", explique le Premier ministre.

Une application au 1er janvier

Edouard Philippe compte faire appliquer cette mesure à partir du 1er janvier. Et le Premier ministre a des objectifs ambitieux. De 500.000 primes pour tout le quinquennat, il annonce un million de primes distribuées d’ici 2022.

A priori, le gouvernement va financer ce dispositif, sans l'aide des constructeurs automobiles. Les ministres de l’Economie Bruno Le Maire et de la Transition écologique François de Rugy avaient pourtant rencontré au début du mois les représentants d'une dizaine de marques pour leur demander de mettre la main au porte-monnaie. Des arbitrages devaient être rendus d’ici la fin novembre.
Pauline Ducamp