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Pollution: François de Rugy ouvre un "débat" sur les règles de la circulation différenciée

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Image d'illustration - Jack Guez - AFP

Le ministre de la Transition écologique s'est montré mercredi ouvert à un débat sur les seuils de déclenchement de la circulation différenciée en cas de pollution de l'air, après une polémique à Paris.

"On peut avoir un débat sur les seuils (...) mais c'est important de garder en tête les chiffres. Si on dit simplement l'air est irrespirable et qu'on ne parle plus des chiffres, alors on ne peut pas prendre des décisions politiques sérieuses", a déclaré François de Rugy sur France Inter. 

Sur décision préfectorale, les véhicules les plus polluants sont interdits ce mercredi à Lille et à Paris, en raison d'un épisode de pollution aux particules fines (PM10). Mais dans la capitale, la mairie de Paris réclamait déjà depuis plusieurs jours le déclenchement de cette circulation différenciée.

Des mesures "jamais très populaires"

François de Rugy a justifié la décision de la préfecture de police, soulignant que le seuil d'alerte de 80 µg/m3, qui permet d'interdire la circulation à certains véhicules selon leur classification des vignettes Crit'Air, n'avait pas été atteint. La semaine dernière, la pollution aux particules fines a ainsi dépassé le niveau d'information de 50 µg/m3 pendant trois jours, avec même plus de 70 µg/m3 jeudi et vendredi. Ce même seuil de 50 µg/m3 devrait être dépassé ce mercredi mais pas le seuil d'alerte.

"Malgré le fait qu'on soit en dessous du seuil qui normalement déclenche la circulation alternée, le préfet de police de Paris a décidé de la mettre en oeuvre pour aujourd'hui", a noté le ministre, précisant qu'il était favorable à ce "qu'on n'attende pas que le pic de pollution se produise (...) pour prendre des mesures".

"Mais il faudra assumer que ce soit sur la base de prévisions et non plus simplement de pollution constatée", a-t-il ajouté, évoquant des mesures "jamais très populaires" ni "très faciles à faire appliquer". "Je n'ai jamais minimisé le problème, quand j'étais député j'ai souhaité qu'on ait cette procédure automatique", a-t-il indiqué, sans répondre à la question de savoir s'il y était toujours favorable en tant que ministre.

Pascal Samama avec AFP