BFM Auto

Paris pourrait-elle suivre Londres et installer un péage urbain aux portes de la capitale?

- Boris Horvat - AFP

- Boris Horvat - AFP - Des péages urbains à Paris vont-ils financer la gratuité des transports en commun.

D'abord fermement opposée au projet, Anne Hidalgo n'est plus aussi catégorique.

Le centre de Londres n'est plus le bienvenu pour les conducteurs de véhicules anciens et polluants. Les voitures à essence construites avant 2006 et de véhicules diesel construits avant 2015 doivent maintenant débourser 12,50 livres (14,50 euros) par jour pour entrer dans le coeur de la capitale britannique. Cette taxation s'inscrit dans la cadre de l'instauration d'une zone à ultra basse émission au coeur de la cité londonienne destinée à "diminuer les émissions toxiques et de rendre l'air de Londres plus sain.

Alors que la mise en place d'une zone à faible émission est actuellement à l'étude à Paris, la capitale française pourrait-elle envisager de suivre le modèle britannique? 

Un péage urbain pour financer la gratuité des transports

Fin 2017, Anne Hidalgo s'est opposée fermement au projet refusant un système qui interdirait "aux habitants de la banlieue de rentrer dans Paris", avait-elle expliqué aux Echos. Son avis est alors partagé par la présidente de la Région Ile-de-France, Valérie Pécresse.

Un an plus tard, la maire de Paris est néanmoins revenue sur sa décision. Elle a en effet proposé que le péage urbain finance la gratuité des transports. Contrairement à Londres, la maire de Paris ne voudrait pas rendre payant l'accès à l'hypercentre parisien, mais l'accès à la métropole du Grand Paris de façon à désengorger le périphérique. 

Quoiqu'il en soit, le projet ne fait pas partie de la loi orientation et mobilités défendue par le gouvernement. Si Anne Hidalgo essayait de mettre en place un péage urbain, la mairie de Paris se retrouvait ainsi dans une impasse juridique.

dossier :

Anne Hidalgo

Cyrielle Cabot