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Top Gear France saison 3: petit précis de Porsche 911

Une Porsche 911, oui, mais dans quelle version? Une Carrera 4S coupé? Une Targa S bleue? Ou une Carrera 4S cabriolet?

Une Porsche 911, oui, mais dans quelle version? Une Carrera 4S coupé? Une Targa S bleue? Ou une Carrera 4S cabriolet? - Porsche

Dans le 1er épisode de cette nouvelle saison, les trois animateurs mettent une légende à l’honneur, la Porsche 911. Ou plutôt, trois Porsche 911. Carrera, Turbo ou R... comment s’y retrouver? Suivez le guide.

Depuis le 10 novembre 1964, son nom résonne comme une légende. Elle, c’est la Porsche 911 (qui se serait appelé 901 sans l'intervention de Peugeot). Son look, son six-cylindres à plat, son patronyme, 52 ans et 900.000 exemplaires produits plus tard, la 911 est restée fidèle à ce qui a fait son succès dès son arrivée au milieu des années 60.

Mais dans la gamme 2016, avec la septième génération connue sous le nom de code (991) en interne, il existe en fait plusieurs 911. Porsche a en effet décliné son best-seller avec habileté, comme Chanel son sac 2.55, en différentes versions, fidèles à l’ADN, mais fondamentalement différentes sous le capot et sur la route. Dans le 1er épisode de cette 3e saison de Top Gear France, trois Porsche 911 seront à l’essai. Zoom sur la 911 Carrera 4S, la 911 Turbo S et la 911R. .

911 Carrera 4S, la Porsche de tous les jours

La Porsche 911 (991) Carrera 4 coupé à côté de son ancêtre, la 911 2.0 coupé de 1964.
La Porsche 911 (991) Carrera 4 coupé à côté de son ancêtre, la 911 2.0 coupé de 1964. © Porsche

La version Carrera apparait sur la 911 dès la première génération, en 1972, en hommage à la compétition Carrera Panamericana. Symbolisant une version plus puissante du six-cylindres à plat, la Carrera est depuis devenue la base de la gamme 911. Les puristes la préfèrent en deux-roues motrices, pour son côté couple à l’arrière, chassant facilement (tout en étant bardée d’électronique). En version 4 roues motrices et affublée du S, elle se montre plus véloce.

La touche intéressante des versions S de l’actuelle génération: les roues arrière directrices. Avec un angle de plus ou moins 2 degrés, les roues arrière tournent dans le sens inverse des roues avant jusqu’à 50km/h pour une voiture plus agile. A plus de 80km/h, les roues avant et arrière s’inclinent du même côté. La 911 est plus stable.

911 Turbo S, la plus polyvalente entre route et circuit

La force de cette 911 Turbo S est d'être aussi à l'aise sur piste que sur route. Son couple de 700Nm en fait un animal très joueur.
La force de cette 911 Turbo S est d'être aussi à l'aise sur piste que sur route. Son couple de 700Nm en fait un animal très joueur. © Porsche

Autre variante de la gamme 911, la Turbo S. La 911 Turbo est apparue pour la première fois en 1974 et incarne dès lors le compromis entre le sport et le luxe avec son flat-six 3 litres calibré pour les performances. Facilement reconnaissable grâce à son aileron arrière, la 911 Turbo est considérée par les Porschistes comme la 911 parfaite, surtout dans sa version découvrable.

Elle est en effet aussi à l’aise sur route que sur circuit, avec 580 chevaux sous le capot et un couple de 700Nm, qui pousse dans le dos dès qu’on effleure l’accélérateur. Le 0 à 100km/h ne lui demande que 2,9 secondes dans la même configuration que la Carrera 4S. La sportive, c’est bien elle.

Mais une sportive trop accessible, ce qui lui reprochent parfois les vrais pilotes. Comme sur toutes les 911 désormais, la Turbo S n’est disponible qu’avec une boite PDK, plus de véritable boite manuelle. Ensuite, cette génération (991) ne dispose pas d’un moteur atmosphérique, le seul et vrai moteur pour les puristes.

911 R, le monstre

Sous le capot du monstre, 500 chevaux pour 4 litres de cylindrée et 460Nm de couple. Avec sa boite manuelle GT Sport, la 911 R abat le 0 à 100 en 3,8 secondes. Et demande de se battre au volant.
Sous le capot du monstre, 500 chevaux pour 4 litres de cylindrée et 460Nm de couple. Avec sa boite manuelle GT Sport, la 911 R abat le 0 à 100 en 3,8 secondes. Et demande de se battre au volant. © Porsche

Porsche a entendu les critiques de ses fans, c’est pour cela qu’il a lancé la 911 R. Ou comment redonner à la 911 toute la mécanique qu’on aimait tant dans les 2e et 3e générations. La 911 R retrouve tout d’abord un moteur atmosphérique. Le six-cylindres à plat de 4 litres de cylindrée sans aucun turbo grimpe à 8800 tours par minute, avec une puissance de 500 chevaux.

La 911 R retrouve également une boite de vitesses manuelle GT Sport à 6 rapports. Certes, c’est moins confort que la PDK à 7 rapports de base sur la 911, mais le monstre moderne demande un véritable travail au volant, comme sur une ancienne 911. Le bonheur. La 911 R n’est pas pour autant uniquement typée piste. Son vrai terrain de jeu, ce sont les petites routes, pour faire hurler le moteur. Avec seulement 1370 kg sur la balance (contre 1600 kg sur la Turbo S), elle se montre agile et joueuse, grâce aux roues arrière directrices, comme sur la Carrera 4S. La 911R est vraiment une Porsche d’exception, une des voitures préférées de Bruce Jouanny cette saison.

Seuls 991 exemplaires de la Porsche 911R ont été produites. Tarif minimum : 192.845 euros TTC.
Seuls 991 exemplaires de la Porsche 911R ont été produites. Tarif minimum : 192.845 euros TTC. © Porsche
Pauline Ducamp