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Nouveau contrôle technique: les contre-visites en hausse

Le nombre de contre-visite est passé de 18,56 à 22%, suite à l'entrée en vigueur du nouveau contrôle technique.

Le nombre de contre-visite est passé de 18,56 à 22%, suite à l'entrée en vigueur du nouveau contrôle technique. - AFP

La nouvelle réglementation plus sévère, est entrée en vigueur le 20 mai. Le but était notamment de sortir les très vieux véhicules du parc automobile.

Un mois après l’entrée en vigueur du nouveau contrôle technique, le ministère des Transports a dévoilé ce mardi un premier bilan. Comme attendu, le nombre de contre-visites a augmenté, mais dans une proportion assez réduite.

En moyenne, 22% des véhicules ont été placés en contre-visite depuis le 20 mai, soit trois points et demi de plus qu'avant la réforme. En effet a contrario, entre janvier et mai, 18,56% des véhicules devaient revenir, après que leur propriétaire se soit acquitté des réparations. C'est en Ile-de-France que les voitures passent le plus facilement le contrôle technique (84,99%), car elles sont plus récentes. A contrario, c'est en Guadeloupe que le taux de résultat défavorable est le plus important: 34,38%, dont 5,65% pour défaillances critiques! 

Un petit nombre de défaillances critiques

C'est donc presque 4 fois plus que la moyenne nationale. Ainsi, seules 1,5% des contre-visites le sont pour défaillance critique (des défauts de sécurité très graves relevés sur le véhicule comme l’absence de plancher ou une ceinture déchirée). Ce concept a été introduit pour sortir les "épaves roulantes" du parc, de très vieux véhicules peu entretenus. 

"Ces chiffres sont donc très éloignés des prévisions alarmistes annoncées par certains avant l'évolution du contrôle technique commente le Conseil National des Professionnels de l’Automobile dans Le Point. Des communications sur des taux de contre-visite atteignant 40 % ont contribué à alimenter la panique des automobilistes, panique qui s'était traduite par un engorgement des centres et une fréquentation en hausse de 61 % sur le mois d'avril 2018".

Les défaillances critiques portent d'abord sur les pneumatiques (0,44%), l'efficacité du frein de stationnement (0,22%) et l'état et le fonctionnement des feux stop (0,15%).

80.000 voitures chaque jour

Généralement, les premiers motifs de contre-visite concernent les liaisons au sol (notamment le niveau d’usure des pneumatiques), ou encore les optiques (comme des feux stop qui fonctionnent mal). L’efficacité du système de freinage fait aussi souvent partie des raisons d’une contre-visite.

Mais depuis début mai, la source des défaillances enregistrées est un peu différente. Ce sont en effet les différentes nuisances sonores qui représentent le premier poste de défaillances : 7,17%. L'orientation des feux de croisement (6,43%) et l'état des pneumatiques (5,46%) représentent l'autre poste important.

Après les pics de rendez-vous enregistrés en avril et mai, avant le changement de réglementation, le ministère des Transports note un retour à une vitesse de croisière. Environ 80.000 voitures passent ainsi chaque jour leur contrôle technique. Au total, chaque année, ce sont environ 25 millions de véhicules qui passent en France le contrôle technique.

Pauline Ducamp