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Encore beaucoup de questions autour du nouveau contrôle technique

Délai pour réparer, nouvelle défaillance critique ou encore prix... retour sur quelques points qui posent beaucoup de questions aux automobilistes, à quelques jours de l’entrée en vigueur le 20 mai du nouveau contrôle technique.

Ce dimanche 20 mai entre en vigueur le nouveau contrôle technique. Points de contrôles plus nombreux, mise en place d’un nouveau type de défaillance (la défaillance critique), un nouveau délai de 24 heures pour prendre rendez-vous pour la contre-visite, les changements sont importants.

Or, cette adaptation dans le droit français d’une directive européenne du 3 avril 2014 pose de nombreuses questions: plus cher, plus dur, plus contraignant. Alors qu’une étude soulignait fin 2016 qu’un Français sur trois oublie de faire passer en temps et en heure le contrôle technique de sa voiture, retour sur quelques idées reçues lues sur les réseaux sociaux:

1/ "L’Etat va encore s’en mettre plein les poches"

Hausse du prix du carburant, durcissement du malus, cristallisation des énervements autour du passage à 80km/h, la grogne des automobilistes enfle. La hausse du prix du nouveau contrôle technique fait presque déborder le vase. Alors les automobilistes, vaches à lait une nouvelle fois? S’ils paieront bien leur contrôle plus cher (en moyenne, 10 à 20 euros de plus), cet argent n’est pas un impôt et les centres de contrôle technique sont elles des entreprises privées. En moyenne, avant la réforme, le contrôle technique vaut entre 65 et 69 euros.

2/ "Ma voiture sera immobilisée si je ne répare pas en 24 heures"

Le nouveau contrôle technique importe une pratique venue du camion. En cas de défaillance critique (un manquement portant gravement à la sécurité), le propriétaire se verra délivrer un contrôle technique provisoire. Il aura alors jusqu’au soir pour prendre rendez-vous dans un garage. Dès qu’il a pris rendez-vous, il dispose d’une preuve et peut alors circuler pour se rendre au garage. En revanche, passé ce délai, s’il n’a pas pris rendez-vous, le propriétaire sera en défaut de contrôle technique, ce qui est sanctionné d’une amende de 135 euros et la carte grise du véhicule peut être retenue. Il sera donc immobilisé.

3/ "Les vieilles voitures n’auront plus le droit de circuler, car le contrôle technique sera trop sévère"

Le but est clairement de sortir des voitures dangereuses du marché. "Des points qui n’étaient pas contrôlé le deviennent désormais, mais si une voiture, même vieille, est bien entretenue, cela ne posera pas de problème", nous expliquait début mai Philippe Blondel, responsable du marché atelier de Norauto. Le contrôle risque donc d’être sévères pour des véhicules non entretenus, jugés immédiatement dangereux.

4/ "J’ai passé le contrôle technique avant le 20 mai, la nouvelle réglementation ne s’applique pas à mon véhicule"

Oui, sauf si votre voiture est soumise à une contre-visite. Si elle tombe après le 20 mai, votre voiture repassera entièrement le contrôle technique, cette fois avec la nouvelle réglementation.

5/ "Le contrôle technique devra être passé tous les ans"

C’était l’une des options initialement envisagée lors des premières discussions pour instaurer ce nouveau contrôle technique. Mais finalement, la durée du contrôle technique ne change pas: il doit être passé tous les deux ans, à partir de la 4e année de vie du véhicule.

Pauline Ducamp, avec Elise Maillard