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Transports en Ile-de-France: Valérie Pécresse réclame 1,3 milliard d'euros à l'Etat

Valérie Pécresse réclame 1,3 milliards d'euros à l'Etat pour les transports en Ile-de-France.

Valérie Pécresse réclame 1,3 milliards d'euros à l'Etat pour les transports en Ile-de-France. - Martin Bureau - AFP

Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France, réclame une subvention de 1,3 milliard d'euros à l'Etat pour les transports, afin de combler le déficit aggravé par la crise sanitaire.

Valérie Pécresse, candidate à sa réélection à la présidence de la région Ile-de-France, a réclamé mardi une subvention de 1,3 milliard d'euros à l'Etat pour combler le déficit d'Ile-de-France Mobilités (IDFM) creusé par la pandémie de Covid-19.

"Ce n'est pas aux voyageurs de payer l'addition de la crise Covid en 2021", a lancé l'élue (Libres!), également présidente d'IDFM, au cours d'un point-presse. "Nous demandons à l'Etat de compenser 100% de ces pertes", a-t-elle ajouté.

Compenser les pertes de 2021

Les députés Robin Réda (LR, Essonne) et Gilles Carrez (LR, Val-de-Marne) ont déposé un amendement en ce sens à l'Assemblée nationale, où est discuté le projet de loi de finances rectificative, a-t-elle noté.

"Les pertes prévues à ce stade pour 2021 atteignent de l'ordre de 1,3 milliard d'euros", se décomposant en 1 milliard de pertes de recettes commerciales et 300 millions de manque à gagner sur le versement mobilité une taxe sur la masse salariale qui finance une partie des transports publics, a détaillé Valérie Pécresse.

IDFM avait obtenu de l'Etat 1,45 milliard d'euros d'avance remboursable et 150 millions de subvention pour les pertes de 2020. Avec les 1,3 milliard qu'elle demande désormais au gouvernement, "ça ferait 50/50 Etat/Ile-de-France Mobilités", soit le même taux de soutien qu'en Allemagne, ce qui reste moins élevé que ce qu'ont obtenu les transports publics à Londres ou New York, selon elle.

"Je ne lâcherai rien", a martelé Valérie Pécresse, qui se dit hostile à toute augmentation du prix du billet, réduction des services ou baisse des investissements.

"Les Franciliens ont le droit de savoir quelle est l'intention du gouvernement avant le vote des régionales" les 20 et 27 juin, a-t-elle relevé, interpellant notamment son adversaire LREM Laurent Saint-Martin, qui est rapporteur général du budget à l'Assemblée.

Baisse des abonnements de 20%

La fréquentation a oscillé entre 45% et 55% de la normale depuis le début de l'année et vient de remonter à 60%, a précisé Mme Pécresse. Elle dit attendre 80% à la rentrée, après un été "très difficile, car la saison touristique est très compromise". Le nombre d'abonnements annuels a baissé de 20% et celui d'achats de passes Navigo mensuels de 40%, a-t-elle également relevé.

Fa.R avec AFP