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Grève: les accidents à vélos, trottinettes, scooters en hausse de 40% à Paris

Les pompiers ont enregistré 600 interventions, contre 450 d'habitude, impliquant des deux-roues depuis le début de la grève.

Les accidents impliquant des vélos, scooters et trottinettes ont fortement augmenté dans la capitale depuis le début de la grève, le 5 décembre dernier. Les pompiers de Paris ont enregistré 600 interventions impliquant des deux roues entre le 5 décembre et le 14 décembre contre 450 à la même période l'an dernier, révèle le Parisien.

"C'est vrai pour les scooters, mais aussi les vélos, les vélos électriques ou les trottinettes. Il peut s'agir soit d'usagers qui perdent le contrôle, qui percutent un piéton ou ont un accident avec un automobiliste", détaille le lieutenant-colonel Gabriel Plus, porte-parole de la brigade de sapeurs-pompiers de Paris (BSPP), invitant les usagers à adopter le port du casque.

Avec à la clé, fractures, entorses, autant de blessures handicapantes. "Ce sont des gens qui prennent d’habitude les transports en commun, mais comme il n’y en a pas, tous les moyens sont bons pour venir travailler et ça nous fait un peu plus de monde aux urgences", explique à BFMTV Sophie Baraduc, infirmière à l’hôpital Pompidou (AP-HP). Or ces premières utilisations, avec le stress du trafic peuvent s'avérer dangereuses.

De nouveaux utilisateurs de la trottinette ou du deux-roues

Cette hausse de l’accidentologie tient à la fois à la hausse du nombre d’utilisateurs de ces nouveaux moyens de transport, mais surtout à leur manque d’expérience et d'équipement, dans une circulation très compliquée depuis le début du mouvement en région parisienne. Pour beaucoup, rouler à vélo ou à trottinette pour se rendre au travail est une première, afin de pallier l’absence de transports en commun.

"On assiste, en raison de l'absence de transports en commun, à l'utilisation par beaucoup de gens de moyens de transport qu'ils ne connaissent pas. Je pense aux trottinettes en location, aux vélos, aux patins à roulettes... Ce qu'on constate, c'est que les premières utilisations sont les plus dangereuses", confie sur France Info Emmanuel Barbe, délégué interministériel à la sécurité routière.
"En plus il y a beaucoup de monde, on roule souvent de nuit et beaucoup d'usagers des vélos ou des trottinettes ne sont pas équipés de gilets réfléchissants, très souvent ils ne portent pas de casque, donc tous les ingrédients sont réunis. Pour les automobilistes, qui doivent faire au premier titre attention, ce n'est pas facile et ça met les nerfs à rude épreuve. Mais ils doivent faire attention, car ce sont eux qui sont susceptibles de faire le plus de dégâts", poursuit le délégué interministériel.
  • Repérez votre trajet à l’avance, pour ne pas avoir à vous arrêter au bord de la chaussée, smartphone à la main toutes les 5 minutes.
  • Il n’est pas obligatoire, mais le casque peut vous protéger en cas de chute.
  • Portez également des gants, pour protéger les mains, premières touchées en cas de chute.
  • Ne roulez jamais la nuit sans lumière sur votre vélo (vérifiez qu’elles fonctionnent si vous en prenez un en libre-service). Equipez-vous d’un gilet réfléchissant, ou de bandes réfléchissantes pour bien être vus.
  • Ne portez pas d’écouteurs, c’est interdit mais cela vous coupe surtout des signaux sonores des autres usagers.
Cyrielle Cabot, avec Pauline Ducamp