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Geebee, l'étrange alternative aux vélos et aux trottinettes électriques

L'entreprise canadienne à l'origine du Geebee entend démocratiser ce nouveau mode de transport électrique hors de ses frontières. En France, une ville possède déjà des bornes qui permettent à tous de louer le "mobipode".

Ni un vélo, ni une trottinette… connaissez-vous le "mobipode"? Le Geebee est un véhicule de transport électrique urbain créé par une entreprise éponyme canadienne. Cet engin tout-terrain est officiellement commercialisé au Canada depuis 2016 et fait doucement son arrivée en France.

Au niveau du design, le Geebee ressemble plus à un vélo qu’à une trottinette: larges roues, guidon avec freins et vitesses… La structure est imposante et cela se ressent: le mobipode pèse près de 40 kg. Bien loin des 20 kg de certains vélos électriques en carbone. 

Geebee
Geebee © BFMTV.com
Geebee
Geebee © BFMTV.com

S’il a l’apparence d’une bicyclette, la comparaison s’arrête là. Car le Geebee se pratique debout. Une position qui serait beaucoup plus naturelle, assure l’entreprise. Comme sur une trottinette, il faut faire preuve d’un minimum d'adresse pour maîtriser le mobipode.

"Pour la majorité des personnes, il suffit d'une minute à peine pour comprendre comment contrôler le Geebee", vante Sabine Le Névannau, PDG de l'entreprise.

Nous avons en effet pu le vérifier à l'occasion du sommet de la mobilité Movin'On organisé à Montréal, où quelques véhicules étaient disponibles à l'essai. 
Geebee
Geebee © Geebee

"Ce n'est pas de la micro-mobilité" 

L’autonomie du Geebee est de 50 km environ. Une moyenne comparable à celle des vélos électriques même si certains poussent jusqu’à 100 km.

"Le Geebee est adapté à de la courte, mais surtout à de la moyenne distance, précise Sabine Le Névannau, PDG de Geebee. Ce n’est pas de la micro-mobilité." 

Les trottinettes en libre-service comme celles de Lime ou de Bird sont considérées comme de la micro-mobilité car leur autonomie estimée à seulement 25 km ne leur permet d'effectuer que des petits trajets.

Geebee
Geebee © BFMTV.com

Si l'entreprise est donc confiante dans les qualités du "mobipode", il ne faut pas s’attendre à voir les Geebee pulluler sur les trottoirs comme les trottinettes ou les vélos électriques.

"On ne veut pas faire de free floating (libre-service sans borne, ndlr). Ça coûte trop cher et les gens font n’importe quoi, détaille Jean-Jacques Le Roy, responsable administratif de Geebee. Par contre, on envisage de les rendre disponible sur des bornes". 

Une dizaine de Geebee à... Nevers 

Ce n'est même plus une simple hypothèse. À Nevers, ville de Bourgogne-Franche-Comté où l’entreprise canadienne possède un site d’assemblage, une dizaine de bornes Geebee ont été installées pour les 35.000 habitants par Keolis, l’opérateur en charge des transports de la ville.

"La mairie a également déployé cette solution pour ses employés", se félicite Jacques Le Roy.

Pour l’instant, Geebee entend conquérir davantage le coeur des entreprises et des administrations plutôt que des particuliers.

"On peut par exemple imaginer qu’une société installe des bornes au parking pour ses salariés. Ils pourraient ainsi rentrer le soir en Geebee et le recharger le lendemain en arrivant au travail", affirme Jacques Le Roy.

L’idée serait aussi de pouvoir collaborer avec des hôtels ou des parcs d’attraction. Mais n'importe quel particulier peut tout de même décider de faire l’acquisition d’un Geebee. En France, il faut compter 2900 euros. Au Canada, ils sont vendus 3500 dollars canadiens (2300 euros). 
Pauline Dumonteil, avec Diane Touré, à Montréal