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Délits routiers: quand les gendarmes prennent le volant des véhicules saisis

Une partie des voitures saisies en cas de délit routiers vient nourrir les parkings des forces de l'ordre.

Une partie des voitures saisies en cas de délit routiers vient nourrir les parkings des forces de l'ordre. - JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP

Les forces de l'ordre peuvent confisquer et utiliser des véhicules saisis dans le cadre d'affaires financières ou criminelles mais aussi de délits routiers. L'an dernier, cette dernière catégorie a permis aux gendarmes de saisir 460 voitures.

Quand la voiture des délinquants de la route vient grossir le parking des forces de l'ordre. En 2018, sur les 1150 véhicules confisqués et attribués aux gendarmes, 460 (soit 40%) provenaient des saisies réalisées dans le cadre de délits routiers, indique un article d'Auto Plus.

Avec les affaires financières ou criminelles, les délits routiers peuvent en effet donner lieu à "la confiscation obligatoire du véhicule", si ce dernier a été utilisé et que la personne inculpée en est bien le propriétaire. La deuxième catégorie d'infractions au code de la route concerne en particulier la conduite sous l'emprise de l'alcool ou de stupéfiants, des grands excès de vitesse, une conduite sans permis ou encore un délit de fuite. 

Pas que des grosses berlines allemandes

Plusieurs destins possibles alors pour le véhicule: la casse, sa revente et donc aussi sa réutilisation par les forces de l'ordre. En 2017, c'est ce qui permettait au GIGN de mettre la main sur un rutilant Porsche Cayenne fraîchement saisi

Mais contrairement à ce que l'on pourrait penser, le parc provenant de ses saisies n'est pas uniquement rempli de grosses motorisations allemandes. Comme le précise Auto Plus, on retrouve ainsi chez les gendarmes 20% de Renault, 15% de Peugeot et 10% de Citroën. Un panel très français tout de même accompagné de son lot de puissantes berlines, de gros 4x4 et autres sportives mais aussi de deux roues. 

Julien Bonnet