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1.300 véhicules dits dangereux vont être interdits de rouler

1.300 véhicules seront interdits de route, leurs propriétaires n'ayant pas rempli les demandes de contre-expertises émanant des autorités.

1.300 véhicules seront interdits de route, leurs propriétaires n'ayant pas rempli les demandes de contre-expertises émanant des autorités. - skeeze/pixbay

Victimes d'une arnaque à l'expertise, 1.300 véhicules seront interdits de rouler. Leurs propriétaires n'avaient pas répondu aux demandes de contre-expertise des autorités, malgré de multiples relances.

C’est la conséquence d’une affaire d’arnaque à l’expertise révélée l’été dernier, 1.300 voitures considérées comme dangereuses seront interdites et leurs propriétaires notifiés par le ministère de l’intérieur, depuis ce mercredi 1er juin au matin.

Les véhicules en question font partie d’un groupe de 5.014 voitures grandement accidentées, concernées par un réseau d’expertises frauduleuses et de réparations bâclées. Le Parisien rapporte par exemple le cas d’un airbag défectueux réparé à l’aide d’un domino de salle de bains.

Un dernier recours est possible

Le ministère de l’intérieur avait donc envoyé 5.000 courriers, demandant aux propriétaires de faire contre-expertiser les modèles en question. Le chiffre de 1.300 correspond au nombre de personnes qui n’ont pas répondu à l’injonction du ministère de l’intérieur, ni aux multiples relances. Ils seront ainsi interdits de rouler avec les véhicules suspects. Passer outre cette décision exposerait le contrevenant à une amende de 130 euros et l’immobilisation immédiate de la voiture.

Seul recours pour les propriétaires, solliciter la CFEA (Confédération française des experts en automobile) pour faire réparer à leur frais les véhicules, l'organisme décidant ensuite si le modèle est apte à reprendre la route, ou non. Dommage quand on sait que les contre-expertises demandées préalablement étaient prises en charge par les assurances.

H.B.