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Hong Kong: Tim Cook défend le retrait d'une application utilisée par les manifestants

Tim Cook, le PDG d'Apple

Tim Cook, le PDG d'Apple - JUSTIN SULLIVAN / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Tim Cook, le PDG d'Apple, a expliqué jeudi à ses employés que "protéger les utilisateurs" avait été le principal facteur dans sa décision de retirer une application qui permettait aux Hongkongais de localiser les policiers sur une carte.

La nouvelle a fait grand bruit. Apple a retiré une application de son App Store qui permettait aux manifestants hongkongais de localiser les policiers sur une carte. La semaine dernière, le Quotidien du peuple, l'organe de presse officiel du parti communiste chinois, avait accusé le géant américain de soutenir les émeutiers. 

Tim Cook, le PDG de l'entreprise, a souhaité revenir sur ce sujet hautement polémique. D'après une lettre diffusée en interne qui a fuité dans la presse américaine, le patron évoque des "informations crédibles" de la police et d'utilisateurs à Hong Kong, selon lesquelles l'application servait à "attaquer des agents de police isolés, des individus et des propriétés privées à des endroits où la police n'était pas présente".

"Ce n'est pas un secret que la technologie peut être utilisée pour le bien comme pour le mal"

"Cette utilisation de l'application nous place en infraction vis-à-vis de la loi hongkongaise (...) et du règlement de notre App Store qui interdit de nuire personnellement aux autres", détaille-t-il selon le texte publié par The Verge, un site spécialisé américain.

Le retrait a été largement interprété comme une soumission à Pékin par les partisans du mouvement pro-démocratie, alors que la Chine a accru la pression sur les sociétés étrangères qu'elle soupçonne de soutenir la rébellion.

Tim Cook décrit les informations fournies par l'application comme "inoffensives en soi", mais rappelle que "ce n'est pas un secret que la technologie peut être utilisée pour le bien comme pour le mal". 

Les développeurs de l'application ont démenti jeudi matin que celle-ci encourageait des activités criminelles, voyant dans la décision d'Apple un acte de "censure" et "une décision politique visant à restreindre les libertés".

Google a également fait le ménage 

Google a également dû retirer de son magasin d'applications un jeu vidéo qui permettait de se mettre dans la peau d'un manifestant à Hong Kong, appelé "The Revolution Of Our Times" (La révolution de notre temps, un slogan des manifestants). Là encore, l'entreprise s'est défendue de céder à quelconque pression de la part du gouvernement chinois et explique qu'il "enfreignait notre règlement et nous l'avons suspendu, comme nous l'avons fait dans des cas similaires qui profitaient d'autres événements comme des tremblements de terre, des crises, des suicides et des conflits".

Pauline Dumonteil avec AFP