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Facebook va fournir des données sur ses utilisateurs pour lutter contre le coronavirus

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Facebook a annoncé lundi la publication de données agrégées inédites, issues de sa base d'utilisateurs, afin d'aider les chercheurs à mieux comprendre et à lutter contre la propagation de l'épidémie de Covid-19.

Critiqué il y a deux ans pour la gestion des données personnelles de ses utilisateurs, Facebook entend cette fois les utiliser pour lutter contre la propagation du Covid-19. Le réseau social a annoncé lundi la publication de données agrégées inédites issues de sa base d'utilisateurs afin d'aider les chercheurs à mieux comprendre comment lutter contre le Covid-19.

Facebook a précisé dans un article de blog que ses utilisateurs américains allaient être invités à participer à un programme d'études d'une université californienne permettant d'évaluer le nombre de personnes développant des symptômes du coronavirus via un questionnaire auto-administré, pour identifier ensuite les régions les plus touchées, a-t-il expliqué dans un article de blog. Facebook a assuré qu'il ne recevrait pas les données de santé partagées avec les chercheurs et que ceux-ci n'auraient pour chaque répondant qu'un "identifiant généré aléatoirement" et une donnée permettant de limiter les biais statistiques.

Des données rendues anonymes 

Les données publiées par Facebook seront agrégées (à l'échelle de la ville ou du comté pour les Etats-Unis) et feront l'objet de "traitements supplémentaires pour dissimuler l'identité des personnes et réduire le risque que quiconque puisse être ré-identifié", a aussi expliqué la firme.

Mis à jour sur une base quotidienne, trois nouveaux types de cartes seront disponibles pour les partenaires du programme Facebook "Data for Good" ("des données pour faire le bien"), créé en 2017 pour fournir des informations utiles aux organisations humanitaires. En France, l'université PSL qui regroupe 11 établissements d'enseignement supérieur et partenaire de trois organismes de recherche (CNRS, Inria, Inserm) s'est notamment jointe au programme.

Une première carte, sorte de réseau interconnecté à l'échelle d'un pays, "révèlera la probabilité qu'une personne dans une zone particulière rentre en contact avec une autre personne d'une autre zone. Elle aidera à identifier les zones dans lesquels des cas de Covid-19 sont susceptibles d'apparaître."

Une autre mesure permettra de quantifier et de visualiser les liens sociaux que les habitants d'une région entretiennent avec d'autres régions. Elle "peut aider les épidémiologistes à prévoir la propagation de la maladie, et à identifier les régions qui auront le plus besoin d'aide" mais également à étudier le rôle du lien social dans la résilience à cette pandémie.

Un troisième outil permettra de visualiser le respect du confinement à l'échelle régionale au fil du temps. Une capture d'écran diffusée par Facebook montre un ensemble de graphiques permettant de comparer la diminution des déplacements dans plusieurs Etats brésiliens.

Comment refuser de partager ses données ? 

Les données proviennent des utilisateurs ayant laissé l'option "Historique des positions" activée dans leurs paramètres, a précisé Facebook. Il est donc possible de la désactiver. Plusieurs entreprises, dont le géant du web Google ou des opérateurs télécoms, ont également annoncé publier certaines données sur les mouvements de population, et aider les pouvoirs publics à prévoir les futurs foyers épidémiologiques ou à mesurer le respect des règles de distanciation sociale.

P.D avec AFP