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Facebook est un "gangster numérique" selon les parlementaires britanniques

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- - GERARD JULIEN / POOL / AFP

Le rapport appelle le gouvernement britannique à renforcer la régulation s'appliquant aux réseaux sociaux et à mener une "enquête indépendante" sur l'influence étrangère et la désinformation lors du référendum sur le Brexit.

Facebook est dans le viseur du Royaume-Uni depuis des mois dans le cadre d'une enquête sur les "fake news" et leur impact sur les récents scrutins au Royaume-Uni, dont le référendum sur le Brexit en juin 2016. Dans un rapport de plus de 100 pages publié lundi, des parlementaires britanniques appellent à renforcer la régulation s'appliquant aux réseaux sociaux, en particulier Facebook. Pour les empêcher de diffuser de fausses informations et d'agir comme des "gangsters numériques". 

"Il faut une modification radicale du rapport de force entre ces plateformes et le public. L'âge d'une autorégulation inadéquate doit toucher à sa fin", a déclaré Damian Collins, le président de la Commission sur le numérique, la culture, les médias et le sport de la Chambre des communes (DCMS).

Demande d'ouverture d'une enquête indépendante 

"Les droits des citoyens doivent être établis légalement, en exigeant des compagnies technologiques d'adhérer à un code de conduite inscrit dans la loi par la Parlement, et supervisé par un régulateur indépendant", ajouté Damian Collins.

Le rapport appelle également le gouvernement britannique à mener une "enquête indépendante" sur l'influence étrangère russe notamment, et la désinformation lors du référendum sur le Brexit, mais aussi des élections législatives anticipées de 2017 et du référendum sur l'indépendance de l'Ecosse en 2014.

Facebook est empêtré dans plusieurs affaires, comme les accusations d'ingérence russe sur sa plateforme dans l'élection présidentielle américaine de 2016, mais aussi le scandale de l'exploitation par la firme Cambridge Analytica de données d'utilisateurs à leur insu à des fins politiques, de même qu'une faille de sécurité ayant conduit au piratage de millions de comptes.

Pauline Dumonteil avec AFP