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Comment Mark Zuckerberg veut stopper l’intox sur Facebook

Mark Zuckerberg, PDG de Facebook

Mark Zuckerberg, PDG de Facebook - Chandan Khanna / AFP

Le milliardaire a détaillé un plan de lutte contre la diffusion de fausses nouvelles, un problème qui a pris beaucoup d'ampleur lors de la dernière élection présidentielle américaine.

Accusé d’avoir facilité l’intronisation de Donald Trump par la diffusion de fausses nouvelles, Facebook n’est pas vraiment en odeur de sainteté chez les démocrates. Et le fait que Mark Zuckerberg ait nié une quelconque part de responsabilité n’a pas vraiment arrangé les choses. Samedi, pourtant, le PDG du réseau social semble avoir pris la mesure de la situation. S’il continue à faire comme si de rien était, sa crédibilité en prendra un coup. Et c’est sans doute pour cette raison qu’il vient de poster un assez long texte sur son compte Facebook dans lequel il détaille son plan de lutte contre l’intox.

Soyons donc rassurés: chez Facebook "la désinformation est un sujet pris très au sérieux", nous assure le milliardaire. Et pour le prouver, il liste sept pistes actuellement en discussion au sein de l'entreprise pour tordre le cou à l'intox. Tout d'abord, il compte investir dans des technologies permettant de détecter les fausses informations avant même qu'elles soient signalées par les utilisateurs. Pour séparer le bon grain de l'ivraie, il veut également se faire aider par des organisations spécialisées dans la vérification des faits ou par des journalistes.

Des "warnings" sur les fausses nouvelles

Des modifications au niveau de l'interface utilisateur sont également envisagées. Ainsi, Facebook compte simplifier la procédure de signalement d'une fausse nouvelle. Il compte également coller des "warnings" sur les news qui ont été signalées comme étant fausses, afin de prévenir les lecteurs éventuels. Les articles d'intox ne devraient, par ailleurs, plus apparaître dans les liens suggérés sous un post.

Enfin, Facebook veut durcir sa charte publicitaire pour éviter que les acteurs qui diffusent de l'intox en profitent pour gagner de l'argent par le biais de la réclame. Une première mesure de ce type a été prise la semaine dernière: Facebook a annoncé qu'il allait exclure les sites d'intox de son réseau publicitaire. On est impatient de voir l'efficacité de toutes ces mesures. Mais on ne pourra s'en rendre vraiment compte qu'à la prochaine grande élection politique.