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Trois associations demandent au CSA de limiter l'accès à Pornhub et Jacquie et Michel

Les sites pornographiques sont accusés de laxisme dans la vérification de l'âge de leurs visiteurs.

Les sites pornographiques sont accusés de laxisme dans la vérification de l'âge de leurs visiteurs. - BFM

Dans une lettre adressée au CSA, trois associations réclament la mise en demeure de sites pornographiques, avant d'éventuels déréférencements et blocages de leurs contenus par les fournisseurs d'accès Internet.

Pour protéger les mineurs, et empêcher leur accès à des contenus pornographiques, trois associations appellent à des mesures pour le moins radicales. Dans un courrier adressé au CSA, le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel, l'Observatoire de la Parentalité et de l'Education Numérique, le COFRADE mais aussi l'UNAF, une association représentant les intérêts des familles françaises, demandent de mettre en demeure une série de sites pornographiques afin qu'ils se mettent en conformité avec le droit français.

Il s'agirait en l'occurrence de mettre en place des dispositifs de vérification de l'âge, pour ne garantir l'accès aux contenus pornographiques qu'aux majeurs. Pour l'heure, seul figure un simple message d'avertissement à l'entrée de ces sites. Parmi la liste des sites concernés, Pornhub mais aussi xvideos, qui génère plus d'audience qu'Amazon dans le monde, ou encore xhamster et Jacquie et Michel.

Bloquer l'accès aux sites

Sans action de la part de ces sites, les trois associations réclament leur déréférencement des moteurs de recherche mais aussi leur blocage par les fournisseurs d'accès Internet français, par procédure accélérée auprès du Tribunal judiciaire de Paris.

Un amendement adopté en juin, dans le cadre de la proposition de loi sur les violences conjugales, permet ce type de requêtes. Il implique en effet une plus grande responsabilité de la part des sites, blogs ou plateformes pornographiques dans la vérification de l'âge de leurs visiteurs, sous peine d'être rendus inaccessibles.

Le secrétaire d'État à l'Enfance et aux familles, Adrien Taquet, "soutient complètement cette démarche" et salue l'action "sans relâche" des associations "pour protéger nos enfants des dangers de l'exposition à des images qui peuvent choquer", selon une déclaration transmise à l'AFP.
E.T.