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Daesh aurait développé sa propre application mobile de messagerie sécurisée

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Selon un collectif de hackers, Daesh aurait mis au point un outil de communication sécurisé qui rendrait inutiles les portes dérobées obligatoires au sein des logiciels.

Daech n’a plus besoin de Telegram pour chiffrer ses communications. En effet, selon le magazine Fortune, le collectif de hacker anti-terroristes Ghost Security Group (GhostSec) affirme que Daesh aurait développé une application pour le système d'exploitation Android intégrant un système de communication sécurisée.

Baptisée Alrawi, elle découle d’une première application appelée Amaq qui servait, jusqu’alors, d’outil de diffusion de propagande pour Daesh – articles, vidéos, guides, etc. Similaire à Amaq dans la forme, Alrawi intègre en plus des outils de communication chiffrés "plus rudimentaires que Telegram" selon les membres de GhostSec. Si le groupe terroriste continuerait d’utiliser les réseaux sociaux et applications de communication instantanée pour les usages de propagande, Alrawi serait désormais préconisée pour tous les usages opérationnels selon le International Business Time.

Une app contre les futures backdoors ?

Distribuée sous forme d’application à installer de manière manuelle – un fichier .apk – l’application Alrawi est une réaction logique de la part de Daesh. D’une part, les membres de l’organisation ont toujours fait part de leur volonté de s’affranchir des outils occidentaux. D’autre part, les différents projets législatifs relatifs à l’implémentation forcée de portes dérobées – backdoors – dans les logiciels obligent les partisans de l’organisation à prendre en compte les risques de voir toutes leurs communications écoutées.

Avec des applications comme Alrawi, les projets d’amendement comme celui déposé en début de semaine par la députée LR Nathalie Kosciusko-Morizet, visant à installer ces backdoors, n’auraient aucun impact sur les terroristes.