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Marlène Schiappa convoque TikTok à la suite du mouvement "#Balancetontiktokeur"

Marlène Schiappa à l'Assemblée nationale, le 10 septembre 2019

Marlène Schiappa à l'Assemblée nationale, le 10 septembre 2019 - Eric Feferberg

La secrétaire d'Etat Marlène Schiappa déplore que TikTok n'ait "rien fait" après la vague de témoignages publiés sur les réseaux sociaux, mettant en cause des stars de la plateforme.

Dans le sillage du mouvement “#Balancetontiktokeur” lancé sur les réseaux sociaux, Marlène Schiappa a sollicité le réseau social chinois pour un entretien. La secrétaire d’Etat en charge de l’égalité entre les femmes et les hommes a rencontré des représentants de TikTok le 29 juin, raconte le HuffPost.

L'affaire est liée au mouvement "#Balancetontiktokeur", lancé le 17 juin sur Twitter. Sous ce hasthag, des dizaines de messages témoignant de faits de harcèlement sexuel en ligne subis de la part d'influenceurs TikTok ont été publiés. De nombreuses victimes présumées affirment être mineures.

TikTok n'aurait "rien fait"

Marlène Schiappa souhaitait connaître les mesures prises par le réseau social à la suite de la publication de ces témoignages. "Ils n'ont rien fait", a assuré la secrétaire d'Etat au HuffPost. Elle espérait obtenir la suspension des comptes mis en cause "de manière préventive", comme le fait la plateforme Twitch.

TikTok se servirait de son règlement comme alibi. Si beaucoup de victimes expliquent avoir rencontré leur bourreau sur le réseau social chinois, les demandes de photos dénudées et les messages à caractère sexuels auraient été reçus via d'autres services comme Snapchat. Au HuffPost, TikTok a ainsi déclaré que "si sur notre plateforme, un utilisateur enfreint les règles, il sera suspendu, mais sur une autre messagerie, non".

Autre préoccupation de la secrétaire d'Etat: la gestion de la célébrité des utilisateurs de TikTok. Marlène Schiappa espérait obtenir du réseau social la mise en place d'un accompagnement de ces jeunes qui peuvent devenir des stars du jour au lendemain. Récemment, le suicide d'une tiktokeuse indienne de 16 ans a soulevé le débat même si pour l'heure, rien n'indique que son geste soit lié à sa célébrité sur le réseau social (elle comptait 2 millions d'abonnés).

Par ailleurs, Marlène Schiappa a réclamé à TikTok des garanties sur l'interdiction de son service aux moins de 13 ans. Pour l'heure, il suffit de cocher une case pour attester avoir plus de l'âge recommandé, ce qui n'est pas suffisant selon la secrétaire d'Etat.

https://twitter.com/Pauline_Dum Pauline Dumonteil Journaliste BFM Tech