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Facebook minimise l’implication de son réseau social dans l’invasion du Capitole

Pour Sheryl Sandberg, COO de Facebook, il va falloir un bon siècle pour que les femmes soient équitablement représentées à la tête des entreprises américaines.

Pour Sheryl Sandberg, COO de Facebook, il va falloir un bon siècle pour que les femmes soient équitablement représentées à la tête des entreprises américaines. - Laura Cavanaugh - Getty Images North America/AFP

Pour Sheryl Sandberg, la numéro deux de Facebook, l'insurrection survenue au Congrès américain a été "largement" organisée ailleurs que sur ce réseau social.

Facebook répond enfin aux attaques dont la plateforme fait l’objet, par la voix de sa numéro deux. Ce lundi, dans une interview accordée en direct à Reuters, Sheryl Sandberg a maintenu que l’insurrection survenue la semaine passée au Congrès américain avait certes été orchestrée en ligne, mais sur d’autres plateformes que Facebook.

Je pense que ces événements ont été largement organisés sur des plateformes qui n'ont ni nos capacités pour endiguer la haine, ni nos normes, ni notre transparence, a-t-elle ainsi souligné.

Facebook est sous le feu des critiques pour son rôle présumé dans le saccage du Capitole. Le réseau social est accusé d'avoir, par les multiples groupes qu'il héberge et sa propension à laisser fleurir de fausses informations, fait office de caisse de résonance aux idées des partisans de Donald Trump et d'outil de mobilisation efficace.

Des groupes à la pelle

La veille de l'invasion du Capitole, un groupe Facebook du comité d’action politique Black Conservatives Fund appelait ses 80.000 abonnés à marcher sur le Congrès américain le lendemain, notait CNBC.

Un autre groupe Facebook, Red State Secession (8.000 membres), aura servi à partager des conseils sur des itinéraires de voyage pour se rendre à Washington, quitte à donner des recommandations de memes à publier sur les réseaux sociaux, pour amplifier encore davantage le mouvement.

Sheryl Sandberg a précisé que Facebook s'efforçait de procéder à un grand ménage depuis cet événement, et à balayer de son réseau toute mention liée à l'insurrection.

Le réseau vient tout juste d'interdire, les publications contenant certains mots-clés, dont celles reprenant l’expression "Stop the Steal" (à traduire par "Arrêtez le vol"), mot d’ordre des soutiens de Donald Trump et de sa théorie selon laquelle l’élection présidentielle américaine aurait été truquée.

Donald Trump toujours suspendu

En novembre, à la suite de l’élection présidentielle, Facebook avait supprimé un large groupe du même nom. Il rassemblait à l’époque près de 32.0000 membres. La modération des publications associées au cri de ralliement des pro-Trump est censée prendre effet ces prochaines heures. Le hashtag #StopTheSteal est déjà inaccessible sur le réseau social.

Sollicitée à propos du blocage du compte Facebook de Donald Trump , Sheryl Sandberg a déclaré que le réseau social n'avait pour l'heure pas l'intention de lever cette interdiction. "Même un président n'est pas au-dessus de nos politiques", a-t-elle justifié. Ce dernier restera ainsi bloqué jusqu'à une durée indéterminée, et a minima jusqu'à l'investiture de Joe Biden, le 20 janvier prochain.

https://twitter.com/Elsa_Trujillo_?s=09 Elsa Trujillo Journaliste BFM Tech