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Avec quatre ans de retard, le métro parisien est officiellement couvert en 4G

Des passagers dans le métro parisien, le 11 mai 2020

Des passagers dans le métro parisien, le 11 mai 2020 - THOMAS COEX

La RATP annonce que 100% du métro parisien est désormais couvert par les antennes 4G installées ces dernières années par les quatre opérateurs.

Le chantier devait s’achever en 2016, il aura fallu attendre 2020 - et l’arrivée de la 5G - pour que les passagers du métro parisien puissent enfin accéder à la 4G sur l’ensemble du réseau. L’annonce est faite dans un communiqué commun, envoyé par la RATP, Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free. Cette couverture annoncée de 100% du réseau fait suite à une précédente annonce de la part de l’Arcep, le gendarme des télécoms. En novembre 2019, l’institution évoquait alors un “taux de succès de téléchargement d’une page web” de 78%.

“Fournir de l’Internet à 800 personnes d’un coup”

"Les voyageurs peuvent désormais accéder au très haut débit mobile en station, mais également dans les tunnels et à bord des trains" précise le communiqué de presse. Mais malgré ce taux de couverture affiché, il n’est pas pour autant certain que l’ensemble des 12 millions de voyageurs quotidiens puissent profiter d’une excellente vitesse de connexion tout au long du trajet. L’épaisseur des murs du métro rend la diffusion des ondes plus difficile et l’accès à Internet moins fiable, surtout lorsque le signal doit profiter à l’ensemble d’une rame bondée.

“Nous devons fournir de l’Internet à 800 personnes d’un coup, lorsque deux rames se croisent. A la station Châtelet, ce sont 5.000 personnes qui peuvent solliciter le réseau mobile, si deux rames de RER sont stationnées au même moment” rappelait la RATP à BFM Tech en novembre dernier.

La vitesse de connexion est donc susceptible d’évoluer en fonction des heures de trajet et du positionnement de chaque voyageur dans la rame.

Auprès de BFM Tech, l'opérateur Orange, qui a tenu le rôle de maître d'oeuvre dans ces opérations, évoque 2.000 interventions par ses équipes - le plus souvent de nuit, pour 250.000 heures de travail, 3.000 antennes installées ainsi que 300 km de câbles.

La 3G et la 4G sont déjà disponibles dans d’autres métros français, notamment celui de Lyon, depuis septembre 2019. D’autres villes, comme Lille et Marseille, accusent un retard important et ne proposent pas encore de 4G sur l’ensemble de leurs réseaux souterrains.

https://twitter.com/GrablyR Raphaël Grably Chef de service BFM tech