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Victoire d'Intermarché dans sa guerre contre Coca-Cola

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Le géant des boissons avait décidé de boycotter Intermarché et Netto, qui souhaitent réduire la place des sodas dans leurs rayons. Cette semaine, la justice a rendu sa décision et invite les deux partis à négocier. En attendant, Coca Cola doit reprendre ses livraisons.

Qui de Coca-Cola ou d’Intermarché est en faute? La justice a en tout cas donné tort à la marque de boisson, qui boycottait depuis la semaine dernière les quelque 2500 magasins Intermarché et Netto, qui appartiennent au Groupement Les Mousquetaires, rapporte LSA.

La cause du différend, c’est la décision d’Intermarché de limiter la place de Coca-Cola dans ses rayons, au profit de produits plus sains pour la santé et l’environnement – moins transformés, moins sucrés, moins plastifiés et plus locaux.

Le distributeur, qui travaille déjà depuis deux ans sur la suppression des additifs dans ses propres recettes, indique avoir prévenu la marque américaine dès cet été. Au même moment, Coca-Cola s’engageait justement à utiliser davantage de plastique recyclé et enregistrait un engouement pour ses recettes sans sucre dans des contenants au volume réduit.

Mais au tournant de la nouvelle année, elle a peu apprécié qu’Intermarché n'accepte pas de mettre en rayon la totalité de sa gamme de produits, et toutes ses marques: Coca-Cola, bien sûr, mais aussi Fanta, Sprite, Fuzetea, Honest, Tropico, Caprisun et Monster...

Pour Coca-Cola, c’est tout, ou rien. Le 6 janvier, elle arrête totalement de livrer ses magasins. Intermarché l’assigne en référé, et le 14 le Tribunal rend sa décision: Coca-Cola doit reprendre les livraisons. Sinon, il doit payer 460.000 euros chaque jour de non approvisionnement, soit la même somme que touche quotidiennement Intermarché en vendant ses produits.

Cette obligation ne dure cependant que jusqu’au 1er mars. D’ici là, les deux partis doivent trouver un accord. A voir qui des deux mettra de l'eau de son vin.

Fanny Guyomard