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Soupçons d'abus de confiance: "j'ai fourni les éléments de clarification", assure Alain Griset

Invité sur le plateau de Good Morning Business, ce jeudi, le ministre aux PME a balayé d'un revers de main la polémique autour de son patrimoine. "Il y a une procédure en cours, je ne vais pas la commenter", tranche-t-il.

En plein crise économique, Alain Griset veut rester concentré sur son travail. Interrogé sur les soupçons d'abus de confiance qui pèsent sur lui, le ministre des PME a préféré botter en touche.

J'ai fourni les éléments de clarification à la Haute autorité [de la transparence de la vie publique, ndlr]. Il y a une procédure en cours, je ne vais pas la commenter", a expliqué Alain Griset dans Good Morning Business.

Mardi, le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire du chef d'"omission" concernant le ministre, après un signalement de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). Alain Griset aurait omis de déclarer une partie substantielle (171.000 euros) de son patrimoine et de ses intérêts.

Revoir certaines pratiques

Selon Le Monde, le ministre s'est expliqué auprès de la HATVP. Selon lui, cet argent, issu de la vente de parts d’une société civile immobilière (SCI) détenues par la Confédération nationale de l’artisanat et des services (CNAMS) Nord qu'il présidait jusqu'en juillet ne fait que transiter sur son plan d'épargne en actions (PEA) et sera restitué lors de l'achat d'un nouveau bien. A BFMTV, l'entourage du ministre évoquait "un acte maladroit" sans "aucune volonté d'enrichissement personnel".

De son côté, Alain Griset n'entend pas alimenter la polémique. "Vous savez, aujourd'hui, le président m'a confié une mission qui est extrêmement importante: tout faire pour accompagner les TPE et les PME, poursuit le ministre. Donc je me mobilise pour cela, pour faire au mieux et vous comprendre que, actuellement, c’est pour moi une priorité absolue".

Il reconnait néanmoins que certaines pratiques au sein des confédérations pourraient être revues.

Il y aura, quand tout cela sera terminé, sûrement la possibilité de travailler sur ces sujets, explique-t-il sur BFM Business. Ce sera le moment, mais pas aujourd'hui".
Thomas Leroy Journaliste BFM Business