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Les nouveaux moyens de paiement au cœur de la problématique du cash management

[CONTENU PARTENAIRE] Alors que les nouveaux parcours d'achats et paiements innovants se sont multipliés ces dernières années, c’est le processus entier de gestion des positions de trésorerie, des encaissements et des règlements qui se trouve désormais dans l’obligation de se réinventer. Mais la complexité du dossier, qui s’explique notamment par l’abondance des solutions présentes sur le marché, impose aux entreprises et aux banques de faire appel à des experts. Le point sur la question avec Laurent Rouillac, PDG de Syrtals, entreprise spécialisée dans la gestion de trésorerie et les moyens de paiement.

Le baromètre Cash Management 2019 a montré que seulement 16 % des entreprises interrogées étaient satisfaites de leurs prévisions de trésorerie, qu’elles étaient 70 % à estimer que leur modèle devait être amélioré, et que 22 % d’entre elles ne réalisaient aucune prévision en la matière. Comment expliquez-vous ces chiffres ?

Au moment où cette étude a été faite, les taux étaient très bas, et continuent à l’être d’ailleurs. Cette situation, qui permet des financements abordables, n’a pas encouragé les petites entreprises à optimiser le pilotage de leur trésorerie. En revanche, on constate, notamment à la lumière de la crise, que ce dernier prend une part toujours croissante dans le pilotage stratégique de l’activité, notamment parce qu’il ne ment pas. La trésorerie, elle existe ou elle n’existe pas. Donc, malgré ce que tend à dire l’étude citée, les entreprises, et c’est la tendance de fond, continuent bel et bien à s’équiper d’outils de pilotage de trésorerie. Bien entendu, les choix en terme de solutions de paiements et d’encaissements ont aussi un impact sur la trésorerie

Depuis quelques années, les entreprises ont vu se multiplier les solutions d’encaissement. Cela n’ajoute-t-il pas de la complexité pour ces dernières ?

Les nouveaux moyens de paiement (porte-monnaie électronique, paiement par téléphone portable…) se placent au centre de la révolution digitale. On assiste à la multiplication des solutions qui s’expliquent également par la volonté du régulateur européen (Directives européennes sur les services de paiement 1 et 2) d’ouvrir le secteur à davantage de concurrence.

L’offre en matière de solutions de paiement, portée en partie par des acteurs non-bancaires, a donc explosé.

Les banques traditionnelles ou néo banques digitales ont pris la mesure de l’enjeu et investissent fortement dans le domaine des moyens de paiement, de la sécurité et des échanges avec leurs clientèles tant entreprises que particuliers.

Cela donne pour les particuliers des services de paiements sécurisés rapides et aux meilleurs prix et aux entreprises la possibilité de choisir le circuit d’encaissement qu’elles souhaitent privilégier. Ce choix représente, certes, plus de liberté, mais amène aussi plus de complexité pour les organisations qui doivent choisir les meilleures solutions au regard de leur business model.

Comment répond-on à cet enjeu ?

Par l’expertise ! Pour répondre efficacement à cet enjeu, il faut passer par des hyper-spécialistes du domaine tant ces questions sont complexes. Chez Syrtals, nous disposons d’une expertise à la pointe des dernières technologies de paiement. Nous recrutons en permanence des experts et les accompagnons dans leur évolution de carrière en les formant. Ils interviennent sur des projets adaptés à leur expertise et progressent en permanence, en profondeur sur nos métiers.

Pour eux nous investissons également sur les formations aux méthodes les plus performantes Lean Six Sigma et Agile par exemple.

La démarche orientée processus est au centre de nos réflexions et de nos méthodes de construction et de conduite du changement. Nous allons chercher sur le marché et construisons les solutions de cash management et de paiement qui répondent au mieux aux problématiques de chacun de nos clients, banques, entreprises, fin tech, toujours en adéquation totale avec leurs objectifs.

Êtes-vous dans une démarche de co-construction ?

La conduite du changement nécessite d’embarquer tous les acteurs liés au processus de transformation. Que l’évolution concerne la supply chain, et les fournisseurs ou les encaissements de la commande à la facturation du client final, il faut être capable de garantir le respect des objectifs et la maitrise des évolutions entre l’ancien fonctionnement et la nouvelle cible. Cela ne veut pas dire que tout, jusqu’au moindre détail, doit être modifié, mais que les impacts doivent être identifiés. Lorsque l’on s’occupe de la partie cash paiements, il faut absolument revisiter le fonctionnement des processus de bout en bout en faisant en sorte de recueillir l’adhésion de l’ensemble des équipes concernées, que l’on parle des salariés de l’organisation, de ses partenaires, de ses distributeurs, etc. C’est une condition sine qua non pour qu’elle puisse continuer à performer.

La technologie évolue constamment et, désormais, de manière extrêmement rapide. Comment faire pour ne pas être dépassé ?

La veille fait intégralement partie de notre quotidien. Chez Syrtals, nous sommes à l’origine de plusieurs études et nous organisons, plusieurs fois par an, des POC, « preuves du concept » avec certains de nos grands clients qui peuvent se permettre d’expérimenter. Tout cela nous permet de nous positionner sur le moment optimal à partir duquel il faudra prendre la vague. Nous restons bien évidemment attentifs à tous les prochains grands dossiers : par exemple, EPI le projet de création d’un réseau européen de cartes de paiement, ou encore la facturation électronique qui va permettre à l’État de gérer automatiquement la TVA et devrait devenir obligatoire pour les entreprises du secteur privé entre 2023 et 2025.

Ce contenu a été réalisé avec SCRIBEO. La rédaction de BFMBUSINESS n'a pas participé à la réalisation de ce contenu.

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