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Les belles performances de l’immobilier de luxe

[CONTENU PARTENAIRE] C’est un fait. L’immobilier de prestige se porte bien et résiste même à la crise sanitaire. Une tendance lourde puisqu’en 2019, l'immobilier de luxe a connu une hausse de 17,4 % en 2019. Ce chiffre représente un montant de 885 millions d'euros de ventes. Et en la matière, l’attractivité de la France joue à plein, même si les investisseurs étrangers se sont faits plus discrets cette année. Analyse des grandes tendances du secteur avec Laurent Demeure, Président de Coldwell Banker France et Monaco, deuxième réseau spécialisé sur ce segment dans l’Hexagone en nombre d’agences.

L’immobilier de luxe est-il toujours attractif ?

C’est un marché qui se porte bien. Il profite tout d’abord de la pierre comme valeur refuge, avec une très forte appétence des familles aisées pour cette catégorie de placement afin de protéger leurs avoirs. Deuxièmement, ce marché est également soutenu par des taux d’intérêt historiquement bas. Avec pour conséquence des effets de levier très importants, notamment si vous adossez l’emprunt sur vos propres actifs financiers (crédit lombard), le résultat étant un taux d’intérêt égal à zéro. La vraie problématique qui touche, aujourd’hui, le secteur est le manque de produits à vendre. Depuis trois à quatre ans, l’immobilier de prestige s’inscrit dans une tendance forte renforcée par une demande toujours croissante venant des acquéreurs internationaux, moins présents il est vrai ces derniers mois, puisqu’ils ne peuvent pas se déplacer en raison de la crise du Covid-19. Dans le même temps, nous ne pouvons que constater la forte pénurie de biens en proposition à la vente. Cela explique, par exemple, la baisse de 16 % sur 2020 des volumes de ventes en raison de l’insuffisance de l’offre. Dans ce contexte, les prix, quant à eux, augmentent continuellement et continueront de le faire en cette année 2021, selon les projections.

La situation est-elle la même à Paris et en régions ?

Il y a toujours des différences entre Paris et les régions, mais également entre chacune d ‘elles. Prenons l’exemple de Bordeaux. C’est une ville qui connaît actuellement une baisse de la volumétrie, alors qu’elle surfait sur une tendance croissante en matière d’immobilier de prestige ces dernières années. Il est clair que le marché est arrivé à saturation avec une chute du volume de 40 % sur Bordeaux centre. Les acquéreurs vont désormais vers d’autres villes comme Toulouse ou Perpignan. Avec le Covid-19, la recherche d’extérieur prend de plus en plus d’importance. Les Français sont en demande de davantage d’espace. Et avec le télétravail, il n’est plus obligatoire de vivre à proximité du lieu où l’on exerce sa profession.

Comment, de votre côté, avez-vous pu maintenir votre niveau d’activité, particulièrement au plus fort de la crise sanitaire ?

Coldwell Banker est une marque internationale née après le tremblement de terre de San Francisco en 1906. La gestion de crise est donc présente dans l’ADN de l’entreprise. Elle a connu les guerres de 1914-1918, 1939-1945, le choc pétrolier de 1973, la crise des subprimes, etc. Malgré tous ces événements, nous avons pu continuer à nous développer. C’est aussi le cas pendant cette crise du Covid qui, à bien des égards, est unique. Nous nous sommes réorganisés, avons pris des parts de marché, en ouvrant de nouveaux bureaux, tout en préparant le futur avec une extension de notre activité. Dès le début du premier confinement, nous nous sommes fixés comme objectif d’en réussir la sortie. Nous avons préparé nos équipes, notamment commerciales, en ce sens afin qu’elles continuent à entretenir une relation maximale avec nos clients. La question du maintien du contact a donc été essentielle. Cela s’est concrétisé par la création d’un intranet, d’une plateforme de e-learning, ou l’utilisation de WorkPlace, le réseau social de Facebook pour les entreprises, afin de créer du lien permanent, diffuser de l’information, mettre sur pied des formations spécifiques, etc. Nous avons également changé notre site Internet. Ce plan a très bien fonctionné. D’ailleurs à la fin 2020, plusieurs de nos bureaux ont réalisé (au moins) le même chiffre d’affaires que celui de 2019.

Quels sont vos projets de développement ?

Notre premier objectif concerne la poursuite de la digitalisation de l’entreprise. D’ici à quelques mois, nous devrions avoir fini la construction d’une plateforme complète qui permettra, par exemple, l’organisation de visites virtuelles accompagnées par un consultant. D’autre part, nous allons densifier notre réseau dans plusieurs villes de France où nous ne sommes pas encore présents : notamment sur la Côte d’Azur, dans l’Ouest avec la ville de Nantes et l’Est avec Strasbourg. Enfin, en 2021, nous allons nous étendre sur l’Europe francophone. Nous avons ouvert début janvier une agence au Luxembourg avec la marque Coldwell Banker. Nous allons poursuivre en Suisse francophone sur l’arc lémanique (entre Genève et Montreux) avec la marque CB Suisse Realty. A ce titre, la station de ski Crans-Montana fait partie de nos objectifs. Nous visons également la Fédération Bruxelles-Wallonie. Ces extensions de territoires vont nous permettre d’atteindre rapidement la centaine d’agences dans les deux ans.

Ce contenu a été réalisé en partenariat avec SCRIBEO. La rédaction de BFM BUSINESS n'a pas participé à la réalisation de ce contenu.

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