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Quatre candidats pour la reprise des restaurants Courtepaille

Un restaurant Courtepaille

Un restaurant Courtepaille - Wikimedia Commons/François Goglins

Terrassée par le confinement, l'enseigne qui compte 300 établissements situés en périphérie des villes a déposé le bilan en juillet avant d'être placée en redressement judiciaire.

Ils font partie du paysage des zones commerciales en périphérie des villes depuis des décennies. Les restaurants Courtepaille ont longtemps fait le bonheur des vacanciers sur l'autoroute du soleil mais aujourd'hui, le confinement de onze semaines a précipité la chute de l'enseigne française.

Le groupe qui compte 300 établissements dont une centaine exploitée en franchise et 3500 salariés a en effet déposé le bilan en juillet avant d'être placée en redressement judiciaire par le tribunal de commerce d’Evry.

Pour autant, quatre candidats seraient en lice pour une reprise selon le syndicat CFTC qui devrait se concentrer sur les 189 établissements gérés en propre. Ils ont jusqu'à ce lundi minuit pour déposer leurs offres.

On trouverait le concurrent direct de Courtepaille, à savoir Buffalo Grill, mais aussi le groupe de restauration Bertrand (à qui appartient Hippopotamus et Burger King), et le financier Walter Butler.

Un prêt garanti par l'Etat refusé

Financièrement, le groupe afficherait un passif de 30 millions d'euros contre 7 millions d’euros de bénéfices pour 190 millions de chiffre d’affaires en 2019. Certes, le restaurateur n'a pas obtenu le PGE (prêt garanti par l'Etat) de 25 millions d'euros espéré, mais les syndicats s'interrogent sur les intentions de l'actionnaire majoritaire, le fonds d’investissement ICG qui a pris le contrôle de l'entreprise en 2015.

Thierry Boukarabila, délégué central FO, cité par Libération déplore "le manque d’investissement de l’actionnaire depuis plusieurs années". Car tout ne peut pas être mis sur le dos du confinement.

Interrogé par BFM Business, Yan Dubaele, délégué syndical CFTC est un peu moins sévère: "Ce n'est pas la seule raison. On peut aussi évoquer des choix stratégiques plus ou moins mauvais et la crise des Gilets jaunes".

Le délégué précise par ailleurs que la direction avait bien acté un plan de transformation avec une vingtaine de restaurants modernisés et une quarantaine par an programmés. Un plan validé juste avant le confinement...

Une fois les offres déposées, le tribunal de commerce aura deux semaines pour les examiner et demander des améliorations aux candidats. Ces ultimes propositions seront évaluées le 14 septembre.

Par Olivier Chicheportiche