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PSA revient en partie sur sa décision de faire travailler dans le Nord ses salariés polonais

Carlos Tavares, le patron de PSA, "s'est engagé à revenir sur cette décision", a indiqué le ministère à l'AFP sans plus de précisions

Carlos Tavares, le patron de PSA, "s'est engagé à revenir sur cette décision", a indiqué le ministère à l'AFP sans plus de précisions - AFP

La direction avait annoncé aux élus syndicaux qu'un "premier contingent" de 120 Polonais de l'usine de Gliwice allait arriver dans le Nord.

PSA recule en partie, après avoir annoncé qu'il allait faire venir plusieurs dizaines d'ouvriers polonais sur son site d'Hordain, dans le Nord, pour renforcer ses équipes. Le groupe automobile a annoncé ce samedi qu'il ferait finalement appel à une équipe composée "majoritairement d'intérimaires" et de "quelques" collègues d'usines européennes du groupe. 

Le gouvernement était monté au créneau vendredi soir, demandant au groupe PSA de renoncer à son projet annoncé la veille par la direction à l'issue d'un CSE.

La direction avait annoncé aux élus syndicaux qu'un "premier contingent" de 120 Polonais de l'usine de Gliwice - produisant des Opel Astra - allait arriver, puis que 150 autres les rejoindraient la semaine suivante, tous pour une mission de trois mois, logés par l'entreprise dans la région et payés selon la convention collective française du secteur.

"Nous avions cherché à faire jouer l'efficience dans le groupe, avec le principe de solidarité industrielle, le groupe avait alors décidé de faire venir des salariés de Gliwice concernés par une activité plus faible", a expliqué le responsable communication de PSA Hordain, Jean-Pierre Papin. 

"Compte tenu de l'émotion que ce sujet suscite", ce que "nous comprenons dans le contexte actuel du pays", - mais aussi de la pression mise par le gouvernement sur le constructeur automobile pour renoncer - "nous avons travaillé à une solution alternative", permettant "de monter cette équipe supplémentaire" finalement constituée "majoritairement d'intérimaires", a-t-il dit.

Une solution "alternative"

Ces intérimaires viendront donc "en substitution d'une partie importante des salariés initialement prévus de Gliwice", a détaillé Jean-Pierre Papin.

Cette "solution" est une "alternative" pour "répondre à la demande": cette équipe, qui sera composée de quelque 530 personnes, comprendra toutefois aussi "quelques collègues" d'usines PSA européennes "qui continuent de subir les effets de cette crise et pour qui il s'agit d'une solution solidaire de leur permettre d'avoir une activité".

Davantage de détails sur cette équipe seront donnés lors d'un CSE extraordinaire lundi matin à Hordain.

P.S. et M.D. avec AFP