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Le protocole sanitaire en entreprise mis à jour avec le télétravail et les horaires décalés

Début août, seulement 15% des personnes en emploi en France continuaient à travailler à distance.

Début août, seulement 15% des personnes en emploi en France continuaient à travailler à distance. - StockSnap

Le document souligne désormais que les employeurs fixent dans le cadre du dialogue social de proximité, "un nombre minimal de jours de télétravail par semaine, pour les postes qui le permettent."

La nouvelle mise à jour du protocole sanitaire, imposant toujours le port du masque en entreprise et les invitant à définir un nombre minimal de jours de télétravail par semaine, entre autres, a été publiée vendredi sur le site du ministère du Travail.

Comme annoncé par la ministre du Travail Elisabeth Borne, lors de la conférence de presse interministérielle sur le couvre-feu, ce sujet était sur la table de négociation des partenaires sociaux.

Le document de travail du protocole, obtenu par BFM Business plus tôt dans la journée de vendredi, a ainsi été confirmé. Il précise que "dans les zones soumises à couvre-feu, les employeurs fixent dans le cadre du dialogue social de proximité, un nombre minimal de jours de télétravail par semaine, pour les postes qui le permettent. Ils sont également invités à le faire dans les autres zones." Il ne reprend donc pas précisément les "deux à trois jours de télétravail par semaine" préconisés par Emmanuel Macron.

Critiques du Medef

Autre sujet mis sur le papier: les horaires décalés. Toujours dans les zones soumises à couvre-feu, "les employeurs adaptent les horaires de présence afin de lisser l’affluence aux heures de pointe" indique le document qui soulignent qu'ils "sont également invités à le faire dans les autres zones."

Ce vendredi sur BFM Business, la vice-Présidente du Medef a critiqué la méthode du gouvernement.

"Le télétravail se joue à hauteur d'entreprise. Durant la crise du Covid chaque entreprise a organisé la continuité d'activité pour absorber la contrainte sanitaire" a expliqué Dominique Carlac'h. "S'il y a une petite musique de l'ordre de la contrainte, je ne suis pas sûre que cela va rassurer les chefs d'entreprises qui ont beaucoup de choses à gérer pour assurer la continuité de l'économie".
Thomas Leroy Journaliste BFM Business