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Privée de fonds par l’épidémie, l’ONG Oxfam supprime 1450 postes

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- - Andy Buchanan - AFP

L’ONG qui lutte contre l’optimisation fiscale des multinationales a annoncé la fermeture de ses bureaux dans 18 pays, et la suppression de près de 1500 emplois, en raison de ses baisses de revenus liées à la pandémie.

L'ONG Oxfam va fermer 18 bureaux dans le monde et supprimer près de 1.500 emplois, soit près d'un tiers de ses effectifs, sous l'effet d'une baisse de ses ressources financières en raison de la pandémie de coronavirus.

Oxfam explique dans un communiqué publié mercredi soir que la crise sanitaire a accéléré la réorganisation de ses activités internationales qu'elle avait prévue depuis 2018. Les confinements mis en place dans de nombreux pays ont contraint l'ONG à fermer ses boutiques et à l'annulation des événements lui permettant de lever des fonds.

Les dons en baisse après le scandale sexuel en Haïti

Privée de financements, elle a décidé de réduire la voilure, d'autant que sa santé financière était fragilisée du fait d'une baisse de dons à la suite du scandale provoqué par les révélations d'abus sexuels commis par certains de ses employés en 2010 en Haïti.

Oxfam, qui est une confédération d'une vingtaine d'organisations, va fermer 18 bureaux, dont ceux en Afghanistan, en Haïti, à Cuba ou encore en Egypte, et ne conserver une présence que dans 48 pays. Par conséquent, elle va supprimer 1.450 postes sur des effectifs de 5.000 personnes.

Oxfam assure que cette restructuration va lui permettre de mieux cibler certains pays où elle pense que son action a le plus d'impact. "Nous avions prévu cela depuis quelques temps mais nous avons accéléré la prise de décisions à la lumière des effets de la pandémie mondiale", explique Chema Vera, directeur général de l'ONG.

"Cette réorganisation va prendre du temps" et "nous nous sentons responsables envers les pays où nous fermons nos bureaux" dans lesquels "nous continuerons de travailler avec nos partenaires pour soutenir les mouvements sociaux et avoir une influence sur les gouvernements et le secteur privé", selon lui.

N.G. avec AFP