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Plan de relance: l'UE propose désormais 390 milliards de subventions et 360 de prêts

La chancelière allemande Angela Merkel (g), le président français Emmanuel Macron (c) et le président du Conseil européen Charles Michel à Bruxelles, le 17 juillet 2020

La chancelière allemande Angela Merkel (g), le président français Emmanuel Macron (c) et le président du Conseil européen Charles Michel à Bruxelles, le 17 juillet 2020 - STEPHANIE LECOCQ © 2019 AFP

Le président du Conseil européen va soumettre aux dirigeants de l'UE une proposition révisée de plan de relance de l'économie de l'UE. Il s'agit désormais de 390 milliards de subventions et 360 de prêts.

Le président du Conseil européen, Charles Michel, va soumettre aux dirigeants de l'UE une proposition révisée de plan de relance de l'économie de l'UE sur lequel ils bataillent depuis vendredi, et juge "possible" un accord.

Cette proposition "est le fruit d'un travail collectif extrêmement intense", a affirmé le Belge. "Les dernières étapes sont toujours les plus difficiles, mais je suis confiant (...) Je suis convaincu qu'un accord est possible", a ajouté celui qui joue un rôle de médiateur dans ce sommet.

360 milliards de prêts remboursables par les bénéficiaires.

M. Michel avait annoncé lundi matin, à l'issue d'une nuit complète de négociations, qu'il tenterait de bâtir un nouveau compromis sur la base d'un plan composé de 390 milliards d'euros de subventions, contre 500 milliards dans le projet initial. La reprise du sommet, à l'origine prévue à 16H00 (14H00 GMT) a été repoussée à plusieurs reprises, en raison des dernières discussions entre les Européens sur ce projet de compromis.

Selon un document obtenu par l'AFP, l'accord pourrait se faire autour d'un plan de relance global de 750 milliards euros financés par un emprunt commun, composé de 390 milliards de subventions et de 360 milliards de prêts remboursables par les bénéficiaires. La proposition initiale de la Commission européenne répartissait les 750 milliards de ce fonds de relance en 500 milliards de subventions et 250 milliards de prêts. Le versement des fonds sera aussi lié au respect de l'Etat de droit, un critère dont le respect sera là aussi jugé à la majorité qualifiée.

Les Européens discutent depuis vendredi matin de ce projet, ardemment défendu par Paris et Berlin. Il est destiné à relancer une économie mise à terre par le coronavirus. Mais il faut pour cela convaincre une poignée de pays plus réservés: les Pays-Bas, l'Autriche, la Suède, le Danemark et la Finlande.

C.C. avec AFP