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Olivier Faure souhaite que "les profiteurs de la crise" contribuent au remboursement de la dette Covid

Le Premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure, le 29 août 2020 à Blois

Le Premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure, le 29 août 2020 à Blois - Guillaume SOUVANT © 2019 AFP

Pour le Premier secrétaire du Parti socialiste, ces "profiteurs" sont les Gafam, la grande distribution et les laboratoires pharmaceutiques.

Le premier secrétaire du PS Olivier Faure a estimé dimanche que "les profiteurs de la crise" du Covid - Gafam, laboratoires, grande distribution - devront être mis à contribution pour assurer le remboursement de la dette liée à la crise sanitaire.

Il a accusé sur Radio J le ministre de l'Economie Bruno Le Maire d'avoir défendu en décembre, en pleine crise sanitaire et économique, le projet de réforme des retraites avec l'objectif de "pouvoir financer le remboursement de la dette", sans qu'"on ne touche à la fiscalité des plus riches", a déploré Olivier Faure, en citant "les Gafam, la grande distribution, les laboratoires pharmaceutiques, qui se sont enrichis fortement pendant la crise".

Taxe sur les transactions

Ainsi, une fois la crise sanitaire passée, "il faudra peut-être notamment en partie financer (la dette Covid, NDLR) par ceux que je viens de citer, les profiteurs de la crise, tous ceux qui en ont profité non pas sciemment, mais qui en ont indirectement profité", a-t-il ajouté.

"Il faudra que la solidarité s'exprime: on ne peut pas considérer que ce sont toujours ceux qui sont en bas de l'échelle qui doivent payer pour tous les autres".

Il a également plaidé pour que la dette européenne qui est en train d'être contractée pour le plan de relance européen soit annulée ou financée par "une taxe sur les transactions" qui "permette de financer non seulement ces remboursements mais aussi la transition écologique".

OC avec AFP