BFM Business

Olivier Dussopt: "nous ne pouvons pas envisager à moyen terme le maintien à un niveau aussi important des dépenses publiques"

Sur BFM Business, le ministre délégué chargé des Comptes publics répète que le "quoi qu'il en coûte" devra s'éteindre une fois la page de la crise sanitaire tournée. En attendant, le gouvernement continue à soutenir les secteurs les plus touchés.

Olivier Dusspot, le ministre délégué chargé des Comptes publics ne change pas de position. Le "quoi qu'il en coûte" devra s'arrêter aussitôt la crise sanitaire terminée.

Invité de Good Morning Business, il répète: "la crise sanitaire que nous traversons est une forme de parenthèse. Lorsqu'elle se refermera, la parenthèse du "quoi qu'il en coûte" se refermera aussi. Nous ne pouvons pas envisager à moyen-long terme le maintien à un niveau aussi important des dépenses publiques, ça ne serait pas soutenable."

"Dès lors que la crise s'éloignera, il faudra éteindre les dispositifs progressivement bien évidemment mais pour retrouver un niveau soutenable de dépenses, c'est mon rôle de ministre des Comptes publics", ajoute-t-il.

Nouvelles annonces pour le secteur de la montagne

"En attendant, nous sommes présents auprès des entreprises tant qu'il y aura la crise", ajoute le ministre. D'ailleurs, la tendance n'est pas à la limitation des dépenses, bien au contraire puisqu'il va falloir aider de nouveaux secteurs.

A l'image des grands centres commerciaux désormais fermés. "Nous serons présents notamment dans la prise en charge des loyers", assure Olivier Dusspot. "Nous aurons l'occasion de nous exprimer rapidement" sur cette question. "Les bailleurs pourront être payés".

Ou encore les acteurs de la montagne qui subissent une saison blanche. Un plan devrait être annoncé ce lundi.

"Nous avons déjà fait en sorte que le fonds de solidarité soit accessible plus facilement, nous avons mis en place des dispositifs de prise en charge des coûts fixes et de pertes de recettes pour les remontées mécaniques. Nous allons procéder à un élargissement (de ces aides) au-delà des seules stations identifiées en tant que telles aux commerces des vallées skiables pour éviter des effets de différences et il y a d'autres préblématiques qui apparaissent comme les loueurs professionnels, les médecins... Nous y travaillons".

Olivier Chicheportiche Journaliste BFM Business