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Moral, consommation, croissance... Des chiffres qui confirment l'éclaircie

L’Insee a publié ce mardi une série d’indicateurs économiques favorables, laissant penser que la situation est en train de s’améliorer dans le pays.

"Ça va mieux", avait assuré François Hollande, en avril 2016. L’ancien chef de l’État avait simplement quelques mois d’avance. Car ce mardi, l’Insee a publié une série d’indicateurs semblant confirmer un bel alignement des planètes pour l’arrivée de son successeur au pouvoir.

La croissance révisée à la hausse

L'Insee a ainsi révisé à la hausse la croissance pour le premier trimestre, relevant son chiffre de 0,1 point à +0,4%, dans sa deuxième estimation du Produit intérieur brut (PIB).

Cette révision est due notamment à un investissement plus dynamique que constaté lors de la première estimation: il a progressé dans l'ensemble de 1,2%, alors que jusqu'alors sa hausse était estimée à +0,9%.

En raison notamment de cette révision, l'acquis de croissance - c'est-à-dire le niveau que le PIB atteindrait si l'activité ne progressait pas sur les trois prochains trimestres - est revu à la hausse, à 0,9% contre 0,7% auparavant.

Le moral des ménages au plus haut depuis 10 ans

Il en va de même pour le moral des ménages, qui s'est amélioré au mois de mai après quatre mois de stabilité. Il atteint ainsi son plus haut niveau depuis août 2007. Cet indicateur, calculé sur la base de soldes d'opinion (différences entre proportion de réponses positives et négatives), s'établit à 102 points, soit deux points de plus que sa moyenne de longue période, selon l'organisme public de statistiques.

En mai, l'opinion des ménages sur leur situation financière personnelle future s'est nettement améliorée (+4 points) pour retrouver sa moyenne de longue période, un seuil auquel il était inférieur depuis septembre 2007, souligne l'Insee.

La consommation rebondit

Les dépenses de consommation des ménages français ont par ailleurs rebondi en avril, enregistrant une hausse de 0,5% après deux mois de recul. Cette dynamique s'explique par une hausse des dépenses en énergie, mais aussi par une nette accélération de la consommation de produits alimentaires, précise l'organisme public.

En avril 2017, la consommation d'énergie a ainsi augmenté de 3,1% après deux mois consécutifs de baisse, en raison d'une forte hausse des dépenses en gaz et en électricité, sur fond de températures revenues au niveau de "leur moyenne saisonnière", "après deux mois relativement chauds pour la saison", souligne l'Insee.

Y.D. avec AFP