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Moins d'un Français sur deux va partir en vacances cet été

La crise du Covid-19 a modifié les projets de vacances de nombreux Français.

La crise du Covid-19 a modifié les projets de vacances de nombreux Français. - Pascal GUYOT / AFP

La crise sanitaire a eu un impact dans le choix de la destination pour plus de la moitié des estivants, selon une étude Ifop pour Mastercard. Le budget aussi a été revu à la baisse pour 4 vacanciers sur 10.

L'été 2020 ne sera en rien pareil aux précédents. La crise du Covid-19 a modifié les projets de vacances de nombreux Français. Ils seront 47% à partir s'aérer, selon un sondage Ifop réalisé per Mastercard (1), tandis que 37% resteront chez eux... et 16% sont encore indécis dans leurs projets.

Ce sont les moins de 35 ans (56%), les CSP+ (65%) et les Franciliens (62%) qui sont les plus nombreux à s'offrir une escapade. En toute logique, c'est aussi parmi les plus aisés que le taux de vacanciers est le plus élévé: ils sont 62% parmi les personnes gagnant plus de 2500 euros par mois à partir.

A l'opposé, les plus de 65 ans sont sous-représentés (34%), peut être parce qu'ils veulent prendre toutes les précautions possibles pour leur santé.

Un changement dans les habitudes

Les Français ont dû s'adapter aux contraintes liées à la crise sanitaire. Cela a eu une incidence sur le choix de la destination pour 53% des sondés. 94% des Français ont décidé de rester dans l'Hexagone, un choix qu'ils doivent se féliciter d'avoir fait alors que l'épidémie connaît un regain de vigueur dans certains pays d'Europe, comme l'Espagne.

L'épidémie a aussi pesé lorsqu'il a fallu choisir l'hébergement pour 42% des sondés. C'est ainsi que les locations ( maisons, chambre d'hôtes) sont les grands gagnantes de cette saison, puisque c'est le choix retenu par 30% des vacanciers. Tout juste derrière, l'hébergement chez des amis ou de la famille, adopté par 29% des sondés. Le camping ne fait que 16% d'adeptes.

Sur le budget aussi, la crise a joué pour 39% qui vont y consacrer moins d'argent. Mais pour 11% , il sera plus élevé que l'année dernière et pour un Français sur deux, il sera identique à 2019.

(1) Etude réalisée auprès de 1013 personnes, représentative de la population française.

Coralie Cathelinais Journaliste BFM Éco