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Malgré la saison estivale, les hôteliers attendent toujours le retour des clients

La côte d'Azur souffre aussi, avec des taux d'occupations en recul de 19% par rapport à l'année dernière.

La côte d'Azur souffre aussi, avec des taux d'occupations en recul de 19% par rapport à l'année dernière. - FATHI NASRI © 2019 AFP

Le taux d'occupation des hôtels en France entre le 1er et le 25 juillet est de 52,8 %. A Paris, faute de touristes étrangers, certains établissements préfèrent fermer leurs portes.

Le beaux jours et les désirs d'escapade ne suffisent pas à faire revenir les clients dans les hôtels. La profession n'arrive pas à relancer son activité après l'arrêt provoqué par l'épidémie de Covid 19.

Le taux d'occupation des hôtels en France entre le 1er et le 25 juillet est de 52,8 %, selon les données du cabinet spécialisé MKG, publiées par le Parisien. Soit une chute de 25 points par rapport à l'année dernière. En réalité, la situtation est pire encore, car ce calcul ne prend en compte que les données issues des hôtels qui ont rouvert. Hors, ils sont encore nombreux à préférer attendre le mois de septembre, espérant que la clientèle sera suffisante pour leur éviter une ouverture à perte.

La clientèle étrangère fait cruellement défaut pour ces établissements.

"Ils accueillent en général à peine 15 % de touristes français, explique au quotidien Didier Arino, le directeur du cabinet d'études Protourisme. La clientèle française va très peu à l'hôtel, elle se porte plutôt vers des meublés, des campings, des villages vacances…"

Paris, première destination touristique, est la plus touchée. A peine 5% des touristes habituels sont présents dans la capitale. Leur chiffre d'affaires est en chute de 92%.

"Ce sont eux qui perdent le plus : entre la fermeture des frontières, la généralisation du télétravail et l'annulation des salons", détaille au Parisien Franck Trouet, délégué Général du GNI (Groupement national des indépendants Hôtellerie et restauration) Paris Ile-de-France.

Les gérants d'hôtels travaillent à perte. Seuls les hôteliers qui ont plusieurs établissements peuvent limiter la casse, en regroupant leurs clients sur un seul lieu.

Le parc d'attractions Disneyland Paris est lui aussi bien à la peine avec un hôtel sur six est ouvert. A Lourdes, c'est un établissement sur trois qui accueille les touristes. La côte d'Azur souffre aussi, avec des taux d'occupations en recul de 19% par rapport à l'année dernière.

La Côte Atlantique, la Bretagne et la Manche s'en sortent mieux, avec des taux d'occupations similaires à l'année dernière. Mais les clients réservent au jour le jour, et ce sont les 2 et 3 étoiles qui ont leurs faveurs.

Coralie Cathelinais Journaliste BFM Éco