BFM Business

Les commerces ne veulent plus être les victimes des manifestations

Affrontements entre police et manifestants le 28 novembre 2020 lors de la manifestation parisienne contre la loi dite "sécurité globale"

Affrontements entre police et manifestants le 28 novembre 2020 lors de la manifestation parisienne contre la loi dite "sécurité globale" - Thomas COEX © 2019 AFP

Des représentants du secteur demandent au gouvernement de faire en sorte que les itinéraires des manifestations contournent les rues commerçantes.

Les manifestation des gilets jaunes fin 2019 aveient déjà mis à rude épreuve les commerces présents sur les itinéraires avec de multiples dégradations voire des pillages. Et les dernières manifestations, notamment celles contre la loi sur la sécurité, n'ont pas changé la donne avec notamment beaucoup de dégâts dans le quartier de la Bastille à Paris.

Déjà à bout à cause des fermetures dues au confinement, les commerçants refusent d'être des victimes collatérales des casseurs. Plusieurs fédérations de commerçants et de centres commerciaux demandent donc au gouvernement d'agir.

Sanctuariser les rues commerçantes

Comment? En faisant en sorte que "les parcours (des manifestations, NDLR) soient définis au regard du bon fonctionnement des commerces en les excluant des itinéraires".

"Pour ce faire, nous demandons que des Zones Commerciales Protégées ad hoc puissent être instaurées garantissant la préservation de nos activités, la sérénité de nos clients et salariés et visant à susciter moins d’attrait pour les casseurs. Cette mesure permettra à tous, commerçants et manifestants, d’exercer leurs libertés respectives dans un environnement plus sécurisant".

"Sanctuariser ponctuellement ainsi les rues commerçantes et les centres commerciaux en cette période de Noël, c’est respecter les droits de tous nos concitoyens ; c’est aussi envoyer un message positif aux clients pour qu’ils ne se détournent pas une fois de plus vers les plateformes des pure players de la vente en ligne par peur de se rendre dans leurs magasins", poursuivent-ils.

Reste à savoir comment appliquer une telle "sanctuarisation", les rues sans commerces assez larges pour accueillir des manifestations étant assez rares...

Olivier Chicheportiche Journaliste BFM Business