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Le patron de LaREM propose un "chèque déconfinement" pour les "plus précaires"

Stanislas Guérini à Matignon en décembre 2018.

Stanislas Guérini à Matignon en décembre 2018. - STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Dans un entretien au Monde, Stanislas Guerini a également plaidé pour l'instauration d'une "prime à l'embauche" des jeunes afin de "ne laisser personne sur le bord du chemin".

Le patron de La République en marche Stanislas Guerini a proposé la création d'un "chèque déconfinement" destiné "aux familles les plus précaires" et l'instauration d'une "prime à l'embauche" des jeunes, ce mercredi dans un entretien au Monde.

"Pour soutenir ceux qui en ont le plus besoin, je propose que l’on crée un 'chèque déconfinement', utilisable en France, sur une durée limitée", afin de "ne laisser personne sur le bord du chemin", recommande le délégué général de LREM, sans en préciser les détails. 

Estimant que la crise sanitaire du coronavirus "a exacerbé les fractures" au sein de la société, Stanislas Guerini met sur la table un certain nombre de mesures sociales, en plaidant pour des "investissements publics dans des domaines-clés, comme l’éducation, la culture, l’environnement et la santé". Mais dans l'immédiat "il faut tout faire pour protéger les emplois", fait-il valoir, en insistant sur le cas des jeunes. 

"Reconnaissance" des "métiers essentiels"

"Pour éviter d’avoir une génération sacrifiée, une prime à l’embauche les concernant est nécessaire, ainsi que l’ouverture du RSA (revenu de solidarité active) pour les moins de 25 ans", préconise-t-il. "En parallèle, pour valoriser l’emploi durable de l’ensemble des salariés, je plaide pour un dispositif d’exonération de charges pour la signature de tout premier CDI, quel que soit le salaire", ajoute-t-il. 

Concernant les entreprises, Stanislas Guerini plaide également pour une généralisation de l'intéressement et pour la création d'un "'livret R' comme 'reconstruction' pour inciter les Français à rediriger leur épargne vers nos petites entreprises". Enfin, au-delà d'une augmentation directe des salaires des "soignants", des "enseignants" et des "chercheurs", érigée au rang de "priorité", le député de Paris exhorte à une meilleure "reconnaissance" de ces "métiers essentiels", "par exemple en leur donnant un accès prioritaire en matière de logement social ou de crèche".

Dans le même temps, La République en marche a affirmé ce mercredi dans un communiqué sa volonté de faire des "questions d'égalité femmes-hommes" la "grande cause de la reconstruction". Le parti présidentiel remettra donc des propositions en ce sens, autour de la "parité, la place des femmes dans les processus de décisions, la revalorisation des métiers féminisés, la lutte contre les violences conjugales et les violences sexuelles".

P.L avec AFP