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Le Medef et deux syndicats de salariés main dans la main pour la reprise du travail

Une conférence à distance entre le ministre de l'Economie Bruno Le Maire et les représentants du patronat et des syndicats.

Une conférence à distance entre le ministre de l'Economie Bruno Le Maire et les représentants du patronat et des syndicats. - AFP

Le Medef, la CFDT et la CFTC signent une déclaration commune dans laquelle ils appellent les entreprises à adapter leur environnement de travail afin de favoriser la reprise de l'activité.

Fait rare, le Medef et deux centrales syndicales, la CFDT et la CFTC, ont signé une déclaration commune pour affirmer que l'activité économique devait reprendre "progressivement" en France et "dans des conditions de sécurité optimales" pour les salariés.

"Afin qu'un drame économique et social ne vienne pas s'ajouter à un drame sanitaire, les signataires de cette déclaration considèrent qu'il est essentiel que la vie économique et sociale de la Nation soit progressivement restaurée, dans des conditions de sécurité optimales pour les salariés qui l'exercent", écrivent-ils jeudi.

"Il revient aux entreprises d'adapter leur environnement de travail en mettant en place des mesures organisationnelles, collectives, et individuelles qui permettent d'assurer la sécurité sanitaire de tous", expliquent-ils. 

Ces mesures "sont nécessaires pour structurer les plans de sortie de confinement et donc créer les conditions d'un retour progressif à l'activité", ajoutent-ils, avec des "solutions" qui doivent "être trouvées au plus près du terrain", "en concertation avec les salariés et les représentants du personnel quand ils existent". 

Urgence économique

Sur quatre pages, ces trois organisations, qui ont rarement des initiatives communes, détaillent "la prise en compte de l'environnement économique, sanitaire et social", "les conditions sanitaires de la reprise" (mesures barrières; déplacements entre le domicile et le lieu de travail; entrée, sortie et vie dans l'entreprise, organisation du travail, restauration).

Les deux premières semaines de confinement ont suffi à plonger la France dans la récession, avec une contraction de 5,8% au premier trimestre, selon une estimation dévoilée jeudi par l'Insee. 

Il s'agit de la baisse la plus forte dans l'historique des évaluations trimestrielles du PIB commencée en 1949, dépassant largement les reculs du premier trimestre de 2009 (-1,6%) lié à la crise financière de 2008, ou du deuxième trimestre de 1968 (-5,3%), marqué par les mouvements sociaux de mai.

F.B. avec AFP