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Le loueur de voitures Sixt lance un abonnement mensuel sans engagement... comme Netflix

La gamme proposée par Sixt se compose de voitures thermiques, hybrides ou électriques, depuis de petites citadines aux SUV en, passant par des routières et même des vans

La gamme proposée par Sixt se compose de voitures thermiques, hybrides ou électriques, depuis de petites citadines aux SUV en, passant par des routières et même des vans - Sixt

Depuis de petites citadines aux SUV en, passant par des routières et même des vans... Le loueur de voitures propose désormais un abonnement allant de 359 à 969 euros mensuels selon les modèles.

La crise couplée aux mutations des mobilités oblige le secteur de l'automobile à se redéfinir. Les constructeurs ne sont pas les seuls à devoir tenter cet exercice. Le loueur de voitures Sixt explore le modèle Netflix avec Sixt+, un service de location mensuel par abonnement et sans engagement.

"L'usage d'un véhicule est devenu plus important que la possession", estime Konstantin Sixt, CSO du groupe, lors d'une visio conférence de presse.

Comme n'importe quel autre service d'abonnement, musique ou vidéo, le client peut s'y inscrire depuis une appli smartphone ou le site internet. Par contre, il ne pourra récupérer le véhicule dans une agence environs 5 jours plus tard après acceptation de son dossier.

Sixt lance un service d'abonnement mensuel sans engagement
Sixt lance un service d'abonnement mensuel sans engagement © Sixt

La gamme proposée se compose de voitures thermiques, hybrides ou électriques, depuis de petites citadines aux SUV en, passant par des routières et même des vans. Les tarifs vont de 359 à 969 euros mensuels selon les modèles avec une inscription de 199 euros. Le tarif inclut un forfait kilométrique de 500 kms.

Le service intègre une assurance responsabilité civile ainsi que d'une protection contre vol et collision avec une franchise de base. Mais attention, le tarif forfaitaire est mensuel. Si l'on rend la voiture avant la fin de la période de facturation (30 jours), 'il n'y a pas de remboursement au prorata".

Innover pour affronter le crise sanitaire

"A l'heure ou la clientèle internationale fait défaut, nous nous devons innover", a déclaré Jean-Philippe Doyen, président de Sixt France. "Ce service est proposé à ceux qui ne veulent plus emprunter les transports collectifs ou même ceux qui désirent essayer quelques mois un modèle avant de l'acheter".

Il est en tous cas destiné à élargir l'offre d'une part pour s'adapter aux évolutions de la société, mais aussi pour combler la baisse d'acitivité causée par la crise sanitaire. Selon le Conseil national des professions de l’automobile (CNPA), l'activité a baissé de moitié. Elle se redresse doucement après une chute de 95% pendant le confinement. Le CNPA assure qu'"aucun acteur du secteur ne prévoit un retour au niveau d’activité qui était le sien en 2019".

"Le secteur a subi la fermeture des frontières et le gel des déplacements professionnels, mais notre groupe est loin des moyennes du CNPA", avance Jean-Philippe Doyen.

Pour Konstantin Sixt, membre du directoire, chief sales officer, cette offre ouvre de nouvelles perspectives. Elle permet de "profite(r) de tous les avantages de l’usage en épargnant [aux clients, NDLR] les contraintes liées à la propriété". Un message qui semble viser les constructeurs. Seat propose par exemple des voitures en location longue durée sans engagement mais avec une possiblité de changer de véhicule. Une "option" que pour le moment Sixt ne semble pas prêt à proposer avec Sixt+.

Pour ce type de service, il faudra attendre que Sixt Share soit proposé en France. Accessible uniquement en Allemagne et aux Pays-Bas, cette offre permet de changer de véhicule en fonction de ses besoins et pour la durée que l'on veut. Un modèle également inspiré de la tech économie.

https://twitter.com/PascalSamama Pascal Samama Journaliste BFM Éco