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Le gouvernement veut rendre le chômage partiel moins généreux pour relancer l'activité économique 

Amazon mène un programme pilote dans cinq de ses entrepôts américains.

Amazon mène un programme pilote dans cinq de ses entrepôts américains. - Ina Fassbender / dpa / AFP

Alors que l'activité de la France devrait se contracter de plus de 11% cette année, le gouvernement souhaite rendre le dispositif du chômage partiel moins intéressant à la fois pour les salariés et les employeurs.

"L'activité économique doit repartir plus vite". Alors que les prévisions économiques font état d'un recul possible du PIB supérieur à 11% en 2020, Bruno Le Maire veut que la reprise accélère. 

Et pour cela le gouvernement souhaite inciter les salariés français à reprendre plus massivement le chemin du travail. Et si cette semaine s'est ouverte une concertation avec les partenaires sociaux sur ce thème, le gouvernement souhaite que le système actuel soit bien moins généreux. 

Lors de la mise en place de la mesure le 1er mars dernier, l'Etat remboursait à l'entreprise l'intégralité de la somme perçue par le salarié en chômage partiel (fixée à 84% de son salaire net et même 100% pour les salariés payés au Smic). Cette prise en charge est passée à 85% le 1er juin rendant le dispositif moins intéressant pour les entreprises. 

Le gouvernement souhaite aller encore plus loin en rendant le dispositif encore moins intéressant tant pour les employeurs que pour les salariés. L'idée est de s'inspirer du dispositif allemand. Dans le nouveau dispositif du chômage partiel envisagé jusqu'à la fin du quinquennat, le salarié ne toucherait plus que 60% de son salaire net (contre 85% aujourd'hui) et 67% s'il a des enfants, assurent Les Echos.

Même chose côté employeurs. Le gouvernement souhaiterait que la prise en charge par l'Etat passe de 85% à 60% et que les cotisations soient à nouveau payées. Des nouvelles dispositions que le gouvernement souhaiterait introduire rapidement. Dès le 1er juillet dans l'idéal. 

Le ministre de l'Economie souhaite que l'activité "retourne à la normale cet été" et pour cela il estime que le retour au travail doit être plus massif. De son côté, le Medef demande également une accélération de déconfinement. Son président Geoffroy Roux de Bézieux a appelé mardi à une révision "des protocoles sanitaires s'appliquant en entreprise" pour permettre aux Français "de retourner travailler et consommer".

Frédéric Bianchi
https://twitter.com/FredericBianchi Frédéric Bianchi Journaliste BFM Éco