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LDLC passe à la semaine de 4 jours tout en augmentant les salaires

Laurent de la Clergerie, le président et fondateur de LDLC.

Laurent de la Clergerie, le président et fondateur de LDLC. - PHILIPPE DESMAZES / AFP

Le vendeur d’équipement numérique et informatique en ligne a annoncé mercredi son intention de passer à la semaine de 32 heures tout en maintenant les augmentations annuelles de salaire.

Groupe LDLC, le vendeur en ligne d'équipements de haute technologie, va mettre en place en 2021 la semaine de quatre jours, sans renoncer aux augmentations de salaire prévues, a-t-on appris mercredi auprès de l'entreprise.

L'annonce, évidemment bien accueillie en interne, en a été faite sur Yammer, le réseau social de l'entreprise, par le fondateur Laurent de la Clergerie.

"Quand je fais mes calculs, je pense qu'à la fin tout le monde est content et que tout le monde en sort gagnant", salariés comme entreprise, a indiqué Laurent de la Clergerie, réitérant des propos tenus au quotidien régional Le Progrès.

Le patron du groupe basé à Limonest, dans la métropole de Lyon, a précisé que dans ce cadre la durée quotidienne du travail ne dépassera pas huit heures. "Aller au-delà de huit heures, ce n'est pas possible."

Le modèle de Microsoft au Japon

"Comme chaque année, il y aura une augmentation de salaire et ce n'est pas parce qu'on passe aux 32 heures hebdomadaires qu'il n'y en aura pas l'an prochain", a-t-il par ailleurs précisé.

Pour expliquer cette initiative, Laurent de la Clergerie a indiqué avoir lu il y un an "un article sur une expérience de Microsoft au Japon qui avait été bénéfique". Dans l'archipel, le groupe américain teste en effet depuis mi-2019 la semaine à quatre jours, avec comme résultat, des salariés 40% plus productif, et une entreprise qui fait des économies de papier et d’électricité.

Il y a deux ans, Groupe LDLC avait connu une phase difficile qui l'avait empêché de respecter certaines des conditions posées par ses banques. Il s'est depuis désendetté et a retrouvé le chemin de la croissance, "avec le coup de pouce supplémentaire" donné par l'épidémie de Covid-19 qui a dopé les ventes de produits électroniques.

L'action Groupe LDLC, qui était tombée à 6,2 euros il y a un an, a plus que triplé depuis pour s'établir mardi soir à 22,00 euros. A ce prix, l'ensemble de la société était valorisée à 139 millions d'euros.

Nina Godart avec AFP