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La Turquie en pourparlers avec les USA pour acquérir des F-16, selon Erdogan

Chasseur F-16 au décollage à Taïwan, le 16 septembre 2014. (Illustration)

Chasseur F-16 au décollage à Taïwan, le 16 septembre 2014. (Illustration) - Sam Yeh - AFP

Après avoir acquis des systèmes de défense antiaériennes russes, la Turquie a été évincée par Washington du programme de l'avion F-35. En compensation, les deux pays discutent la potentielle vente de F-16 américains.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré ce dimanche que son pays était en pourparlers avec les États-Unis pour l'acquisition d'avions de combat F-16, après que la Turquie a été exclue du programme de l'avion de combat américain F-35.

La Turquie, qui était partenaire du programme d'avions de combat furtifs américains F-35 à son lancement et comptait en acquérir une centaine, en a été exclue par Washington en 2019 après avoir acheté des systèmes de défense antiaérienne russes S-400.

Ankara réclame désormais une compensation pour son éviction du programme américain, notamment pour le versement de 1,4 milliard de dollars effectué avant son exclusion.

"Nous avons soulevé cette question dans nos entretiens. Nous attachons de l'importance au dialogue pour trouver une solution à ce problème", a déclaré dimanche à des journalistes Recep Tayyip Erdogan dans un aéroport d'Istanbul, avant de s'envoler pour une tournée en Afrique.

"Lié au problème des F-35"

Le projet d'achat par la Turquie d'avions F-16 est "bien sûr lié au problème des F-35", a-t-il indiqué, précisant que les États-Unis avaient proposé à la Turquie de vendre des F-16 pour moderniser sa flotte aérienne.

"Nous avons dit que nous prendrions toutes les mesures nécessaires pour répondre aux besoins de défense de notre pays", a poursuivi le chef d'État, ajoutant que la Turquie travaillait à la modernisation de sa flotte d'avions de guerre.

Une vente de F-16 par les États-Unis devrait cependant être approuvée par le Congrès américain au sein duquel l'hostilité à l'égard de la Turquie est en progression.

Le mois dernier, le président Erdogan avait indiqué que la Turquie avait toujours le projet d'acquérir un deuxième lot de systèmes de défense antimissile S-400 russes, ce qui avait conduit à une nouvelle mise en garde des États-Unis concernant les risques d'une nouvelle détérioration de leurs relations bilatérales.

Victoria Beurnez avec AFP