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La CGT craint des suppressions de postes à la raffinerie Total de Grandpuits

Grévistes rassemblés devant la raffinerie Total de Grandpuits, en Seine-et-Marne, mardi.

Grévistes rassemblés devant la raffinerie Total de Grandpuits, en Seine-et-Marne, mardi. - -

Le groupe pétrolier devrait transformer l'unique raffinerie en Ile-de-France en une bioraffinerie, affirme le syndicat, qui craint 200 suppressions des postes directs.

Clap de fin pour la raffinerie Total de Grandpuits? Selon la CGT, le groupe pétrolier s'apprête à annoncer la fin du raffinage classique pour une reconversion en une bioraffinerie. Une mutation critiquée par le syndicat qui craint "200 suppressions de postes" sur un total de 450 salariés. "En comptant les emplois indirects, ce sont 1000 emplois qui sont menacés" explique à BFM Business Thierry Defresne, délégué syndical central CGT Total Raffinage Pétrochimie. La décision devrait être officialisée jeudi prochain par la direction.

L'unique raffinerie Total en Ile-de-France, touchée par des fuites à répétition sur le pipeline qui la fournit en brut mais aussi par la baisse de la demande en pétrole depuis la pandémie, était dans le viseur de la direction. "Mais elle a encore tout intérêt à tourner pendant 15 ou 20 ans" assure Thierry Defresne qui s'appuie sur l'exemple de la reconversion de la raffinerie de La Mède (Bouches-du-Rhône) en bioraffinerie pour étayer ses craintes : en 2015, 180 postes sur 430 avaient été supprimés pour s'adapter à la nouvelle activité.

"Personne ne perd son emploi chez Total lorsqu'il y a des évolutions industrielles", a néanmoins affirmé une porte-parole de Total, interrogée par Reuters. "A la Mède par exemple, il n’y a eu aucun licenciement, mais des départs à la retraite et des mobilités internes vers d'autres sites de l’entreprise".
Thomas Leroy Journaliste BFM Business