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Jacques de Peretti, PDG d'Axa France: le gel des primes est "une piste que nous pouvons explorer"

Sur BFM Business, le dirigeant de l'assureur répond à l'ultimatum de Bruno Le Maire demandant "un geste minimal" envers les entreprises de l'hôtellerie et de la restauration.

Bruno Le Maire l'a dit et redit, il estime que le secteur de l'assurance n'en fait pas assez envers les secteurs les plus touchés par la crise à savoir l'hôtellerie et la restauration. Et la pression monte.

Le ministre de l'Economie des Finances et de la Relance exige avant lundi prochain "un geste minimal significatif" comme le gel des primes d'assurances 2021 pour les entreprises de l'hôtellerie et de la restauration. En cas de refus, il menace le secteur d'une taxe exceptionnelle de 1,2 milliard d'euros qui a déjà été adoptée au Sénat.

Dans le Grand journal de l'éco, Jacques de Peretti, PDG d'Axa France tente d'abord de redorer le blason du secteur soulignant que les "assureurs n'ont pas profité de cette crise" et qu'ils sont les seuls à avoir contribué au fonds de solidarité (à hauteur de 400 millions d'euros).

"Une piste"

Mais face à l'utltimatum de Bruno Le Maire, le dirigeant reste encore évasif. Le gel des primes "est une piste que nous pouvons explorer", annonce-t-il. "Il est raisonnable, eu égard de la responsabilité que nous avons vis-à-vis de tous les assurés, de mener un geste supplémentaire pour un secteur qui est rudement touché".

Le dirigeant assure que les assureurs veulent sortir de cette situation "par le haut", mais souligne que la "taxe, c'est la pire des choses". Conclusion, "nous allons proposer quelque chose de mesuré de manière à ce que la collectivité des assurés n'en subisse pas trop les conséquences".

Traduction, une telle taxe pourrait provoquer une hausse globale des polices d'assurance: "nous souhaitons justement éviter cela", souligne Jacques de Peretti.

Les discussions entre les acteurs du secteur vont donc se poursuivre encore tout le week-end afin de pouvoir formuler une réponse très attendue du côté de Bercy.

Olivier Chicheportiche Journaliste BFM Business