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Bruno Le Maire tance les assureurs et les menace d'un lourd prélèvement

Le ministre de l'Economie exige que les assureurs fassent "un geste minimal" pour les entreprises de l'hôtellerie et de la restauration. Avant lundi prochain.

Si Bruno Le Maire admet que les assureurs ont fait des efforts pendant cette crise, notamment une contribution de 400 millions d'euros au fonds de solidarité, il estime que le secteur n'en fait pas assez. Et la pression monte.

Sur LCI, le ministre de l'Economie a été très clair en exigeant "un geste minimal significatif" comme le gel des primes d'assurances 2021 pour les entreprises de l'hôtellerie et de la restauration. Bruno Le Maire qui a rencontré les représentants du secteur ce mardi attend "une réponse avant lundi".

"Maladroit, déplacé"

Et pour enfoncer le clou, le locataire de Bercy agite le bâton: "le Sénat a voté un amendement qui prévoit un prélèvement de 1,2 milliard d'euros" chez les assureurs. "Si aucun geste n'est fait, on adoptera cet amendement à l'Assemblée nationale".

Le secteur de l'assurance a également été une fois de plus pointé du doigt après de récents courriers envoyés par des assureurs à des milliers de clients, commerçants et notamment restaurateurs, leur demandant d'accepter un avenant à leur contrat d'assurance concernant les pertes d'exploitation, sous peine de résiliation de leur contrat.

C'est "très maladroit, très déplacé au minimum", assène le ministre "et je leur ait dit les yeux dans les yeux", explique Bruno Le Maire.

Olivier Chicheportiche Journaliste BFM Business