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Wall Street et les bourses européennes ont connu une semaine difficile

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Les inquiétudes sur la croissance mondiale déclenchées par une chute des exportations chinoises et par le ralentissement prolongé dans la zone euro, ont plombé les places boursières.

Difficile semaine pour les marchés boursiers. Et tout d'abord pour Wall Street qui a terminé en baisse vendredi pour la cinquième séance d’affilée. La cause de ce repli ? Un rapport sur l’emploi très décevant, qui est venu renforcer les inquiétudes sur la croissance mondiale déclenchées par une chute des exportations chinoises et par le ralentissement prolongé dans la zone euro.

L’indice Dow Jones a perdu 22,99 points, soit 0,09%, à 25.450,24. Le S&P-500, plus large, a cédé 5,86 points, soit 0,21%, à 2.743,07. Le Nasdaq Composite a reculé de son côté de 13,32 points (-0,18%) à 7.408,14, interrompant une phase de dix semaines de hausse. Sur la semaine, les trois indices ont accusé leur plus forte baisse hebdomadaire depuis la correction de la fin de 2018.

La croissance du marché du travail aux Etats-Unis a pratiquement calé en février avec la création de seulement 20 000 emplois non-agricoles, au plus bas depuis septembre 2017, et une contraction dans la construction et d’autres secteurs, qui pourrait alimenter les craintes d’un net ralentissement de l’activité en début d’année.

De plus, les exportations chinoises ont connu leur plus net recul en trois ans en février et les importations ont chuté pour un troisième mois consécutif, suggérant que le ralentissement de l’économie chinoise va se poursuivre malgré une série de mesures de soutien prises par Pékin.

Ce mauvais indicateur intervient au lendemain d’une révision en baisse des prévisions de croissance et d’inflation en zone euro de la Banque centrale européenne qui a annoncé le lancement de nouvelles mesures de soutien à l’économie. Un contexte compliqué donc pour Wall Street.

Pas mieux en Europe

De l'autre côté de l'Atlantique, les Bourses européennes ont souffert et ont terminé en baisse vendredi, et ce à cause des craintes pour l’économie mondiale qui se sont intensifiées après des indicateurs inférieurs aux attentes aux Etats-Unis, en Europe et en Chine, au lendemain de la réunion de politique monétaire de la Banque centrale européenne.

À Paris, le CAC 40 a terminé en baisse de 0,7% à 5.231,22 points. Le Footsie britannique a cédé 0,74% et le Dax allemand a abandonné 0,52%. L’indice EuroStoxx 50 a reculé de 0,76%, le FTSEurofirst 300 de 0,85% et le Stoxx 600 de 0,89%. Sur la semaine, le Stoxx a cédé 0,98% et le CAC a perdu 0,65% malgré les propos rassurants de François Villeroy de Galhau sur la croissance française.

Les indices européens ont accentué leur repli après la publication du rapport sur l’emploi américain par le département du Travail, marqué par 20 000 créations d’emplois non-agricoles le mois dernier, contre 311 000 en janvier et alors que le consensus Reuters tablait sur 180 000.

Ce chiffre confirme un ralentissement de l’économie après près de 10 ans de croissance et justifie l’approche patiente adoptée par la Réserve fédérale américaine dans la poursuite du resserrement de sa politique monétaire.

A voir désormais si Wall Street et les bourses européennes seront un peu plus confiantes la semaine à venir ou si ce marasme va se prolonger.