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Vatileaks: le majordome est reconnu coupable mais le mystère reste entier

Le verdict est attendu dans l'affaire "Vatileaks"

Le verdict est attendu dans l'affaire "Vatileaks" - -

L'affaire "Vatileaks" se termine ce samedi 6 octobre, par la condamnation du majordome. Mais le procès de Paolo Gabriele, n'a pas permis d'éclaircir les intrigues au sein du Vatican. Mise à jour: 12h24

Le Vatican va-t-il enfin retrouver un peu de quiétude après des mois de drame? Le tribunal du Vatican a reconnu Paolo Gabriele coupable et le condamne à un an et demi de prison. Il était poursuivi pour le "vol aggravé" de documents confidentiels.

La conduite du procès par le président Giuseppe Dalla Torre a été très critiquée. S'en tenant strictement au chef d'accusation contre le majordome, "vol aggravé", il a empêché que soit mentionné tout autre aspect de l'affaire "Vatileaks", cette fuite massive de documents confidentiels qui ont révélé les divisions et le malaise sur de nombreux sujets au sein de la Curie.

Les observateurs se disent déçus de ce procès et s'accordent à dire qu'il reste encore énormément de zones d'ombre. Conflits au sein de la Curie, corruptions, luttes internes autour de la banque vaticane, rien de tout cela n'a été abordé.

Un employé modèle

Paolo Gabriele, l'ex-employé modèle de 46 ans, avait dissimulé dans son appartement plus d'un millier de lettres, fax et textes divers, certains paraphés de la main même du pape, selon la Gendarmerie vaticane.

Il encourait de quelques mois à quatre ans de prison, à l'issue du premier procès public au Vatican, qui a vu témoigner entre autres le secrétaire particulier du pape, Mgr Georg Gänswein.

Paolo Gabriele, surnommé "Paoletto", un serviteur très aimé du pape, a avoué avoir subtilisé les documents. Mais il réfute l'accusation de vol aggravé, seul chef d'accusation retenu dans ce procès contre lui. Il s'est déclaré en revanche coupable d'avoir trahi la confiance du pape, qu'il voulait "aider" et croyait "manipulé".

Diane Lacaze